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Trois prédictions dans le monde du vin pour 2014

6 février 2014 - Par Jean-Sébastien Delisle

PRÉDICTION no 1

Les effets des « petits » millésimes successifs en Europe se feront sentir

Les millésimes 2011, 2012 et 2013 se sont avérés très difficiles en Europe. En effet, de petits rendements et des aléas climatiques néfastes pour la vigne signifient une production amoindrie et beaucoup de variations sur le plan de la qualité. Cette baisse de production, particulièrement dans les terroirs plus frais et donc, plus classiques (par exemple, les régions de Bordeaux et de la Bourgogne) se traduira par des augmentations de prix substantielles, sans grande garantie pour ce qui est de la qualité des vins. Ajoutez à cela que l’euro reprend du poil de la bête…

Un conseil : stockez des 2009 et des 2010. Parallèlement, les États-Unis traversent une période climatique faste, tant pour la quantité de raisins récoltés que pour la qualité. Je vous conseille donc de lorgner du côté de la Californie ou de Washington pour vos cabernets et de l’Oregon pour vos pinots : 2011, 2012 et 2013 ont été de superbes millésimes.

 

PRÉDICTION no 2

L’Espagne demeurera championne des beaux rapports qualité-prix-plaisir

Pour la première fois depuis que ces données sont recensées, l’Espagne atteint les niveaux de production viticole de la France et se positionne deuxième (derrière l’Italie). Les efforts d’irrigation y sont pour quelque chose, permettant aux vignerons ibériques d’augmenter les rendements. Il faut dire que l’Espagne, plutôt bien protégée des soubresauts du climat par des chaînes montagneuses et bénéficiant d’un climat sec, profite de conditions avantageuses pour faire pousser la vigne. Cette année encore, la qualité sera au rendez-vous avec ce millésime historique. Et malgré la montée de l’euro, les prix resteront plutôt doux à cause de la mauvaise conjoncture économique de ce pays et la stabilisation de la consommation mondiale de vin.

 

PRÉDICTION no 3

La montée des microbrasseries et des microdistilleries en Amérique du Nord

J’ai eu la chance de voyager en Oregon l’automne dernier. Là-bas, le phénomène des microbrasseries est tout simplement phénoménal. Au Québec, l’explosion du phénomène, qui progresse depuis dix ans, se poursuivra. L’expertise de nos brasseurs locaux nous permet de profiter de boissons savoureuses et originales. Mais là où nous allons manquer le bateau, c’est concernant les microdistilleries. Au Québec, une législation désuète et complexe rend le projet extrêmement difficile. Par contre, aux États-Unis, c’est une véritable vague de jeunes et fougueux distillateurs qui se profile à l’horizon. Quantité de bars américains offrent désormais une carte d’eaux-de-vie locales, ma foi, très très réussies ! L’Amérique du Nord n’est-elle pas hyper céréalière, ingrédient de base pour la distillation ? Plusieurs agences québécoises sont sur la piste et démarchent ces nouveaux acteurs, alors soyez curieux si l’on vous en propose, vous ne serez pas déçu !

Produit québécois, Pur Vodka est l’une des meilleures vodka du monde.

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