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Thomas Perrin et le beau Château de Beaucastel

27 février 2015 - Par Jean Chouzenoux
SUR LA PHOTO : Cet ancien pavillon de chasse du roi Louis XIV est devenu le lieu de production de l’un des plus célèbres châteauneuf-du-pape.

Au commencement… Thomas, membre d’une fratrie, qui est la cinquième génération de Perrin, propriétaire du Château de Beaucastel, dans la vallée du Rhône.

Cet ancien pavillon de chasse, où le roi Louis XIV avait ses habitudes, a vu progressivement s’estomper le vacarme des coups de feu des chasseurs pour céder la place à la petite musique du mistral soufflant à travers les rangs de vignes. À Diane, déesse de la chasse, ont succédé les dieux grecs, qui se sont unis pour protéger cette terre de Châteauneuf-du-Pape. D’abord Rê, le dieu soleil qui inonde la région de ses rayons 300 jours par an ; Éole, le maître des vents envoie le mistral assécher l’air et chasser l’humidité qui pourrait affecter les raisins ; Priape, qui assure la fertilité de la vigne en conférant aux galets (gros cailloux) la capacité d’emmagasiner la chaleur du jour pour la restituer aux ceps une fois la nuit tombée. Ces trois dieux servent fort bien, au demeurant, les intérêts de Dyonisos… dieu du vin ! Conséquemment, ces conditions optimales contribuent au développement sain des 13 variétés de cépages utilisés pour l’élaboration du célèbre cru de la propriété.

À Beaucastel, on est au bio depuis 1956 et les vendanges se font encore entièrement à la main. Les 25 millions de raisins ainsi récoltés sont tous auscultés sur les tables de tri, où les quelques baies qui ont souffert sont tout simplement écartées. La qualité est à ce prix !

C’est dans ce chai que la revue Decanter a décerné le titre d’Homme du vin de l’année 2014 à Jean-Pierre Perrin.

C’est en 1909 que l’ancêtre de Thomas Perrin fait l’acquisition de la propriété, mais c’est sous l’impulsion de son grand-père, Jacques Perrin, que le domaine acquiert vraiment ses lettres de noblesse. Le fils de Jacques, Jean-Pierre, prend le relais et pousse plus avant les critères d’excellence de Beaucastel.

Thomas Perrin visite le Québec chaque année.

J’ai ressenti de vives émotions en dégustant du vin avec cet humaniste dans les chais du château. Je me rappelle, un verre de châteauneuf-du-pape blanc 1985 à la main, l’entendre parler de ses vins avec pétulance, émotion et sensualité. Me revient alors toujours à l’esprit le fait que le vin ne s’apprécie guère dans le luxe, mais dans la simplicité, la générosité et la communion ! Même si au bal des egos, Jean-Pierre Perrin ne sera pas aux premières loges, voilà qu’au moment de ma virée rhodanienne en septembre dernier, on s’affairait dans les chais de Beaucastel à l’organisation d’une grande réception au cours de laquelle les représentants du célèbre magazine anglais Decanter lui décerneraient le titre d’Homme du vin de l’année. 

À Beaucastel, on est au bio depuis 1956 et les vendanges se font encore entièrement à la main.

De nos jours…

Cela met-il de la pression sur les épaules du jeune Thomas au moment où il se joint aux activités du domaine en 2000 ? À l’époque âgé de 27 ans, le cadet de la fratrie fait d’abord l’apprentissage du travail à la vigne. Il doit fouler ce terroir, en comprendre l’essence et connaître les soins à apporter aux pieds de vigne selon les saisons. S’ensuit un passage en cave, où il faut sentir le jus qui fermente, déguster les cuvées selon leur parcelle de provenance et le type de cépages pour, enfin, procéder aux assemblages.

Fin 2001, Thomas souhaite franchir les clôtures de l’horizon. Il s’oriente alors dans le secteur de la promotion et de la représentation et va au contact des clients disséminés au gré des continents. Il trace son sillon, porteur de bonnes bouteilles et parcourant plusieurs pays, dont, bien sûr, le Canada. Chez nous, il est tout naturellement devenu un intime des Québécois disciples d’Épicure et de Bacchus. En revanche, le moment de la mise en bouteille venu, il retourne au cuvier de Beaucastel assister son oncle François, l’œnologue du domaine, ainsi que ses frères, afin de déguster les échantillons et procéder aux divers assemblages du châteauneuf-du-pape ou du très connu Coudoulet de Beaucastel.


D’un Thomas à l’autre…

Qu’ont en commun Thomas Perrin et saint Thomas d’Aquin ? Bien qu’un seul soit sanctifié, ils ont tous deux séjourné quelque temps au Château Miraval… Bon, à quelques siècles d’intervalle, mais tout de même… Cette propriété sise en Provence n’aura de cesse d’abriter sous son toit des gens à la fibre artistique. Après l’auteur philosophique Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, il y eut, des années plus tard, un pianiste de jazz qui fut propriétaire des lieux et qui y installa un studio d’enregistrement. En outre, Pink Floyd, Sade et Sting sont venus y graver des microsillons.

Le Château de Miraval, propriété du célèbre couple formée de Brad Pitt et Angelina Jolie.

Sur ce domaine, on pratique un autre art… celui de faire du vin. En 2008, un célébrissime duo d’artistes formé de Brad Pitt et Angelina Jolie récupère les clés du Château de Miraval. Une fois le fantasme du couple de posséder son vignoble en Provence assouvi, il faut bien confier la gestion du vignoble à des mains expertes… à chacun sa partition ! Brad et Angelina se tournent alors vers la famille Perrin, et plus particulièrement Marc, le frère de Thomas, qui voit aux vendanges et à la vinification. Petite piqûre de rappel… parmi la palette de vins produits à la propriété, il y a le fameux Rosé de Miraval que l’on trouve sur les tablettes de la SAQ chaque printemps. Pensez-y pour le gigot pascal !

 

Vins offerts à la SAQ :

Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape 2010
Code SAQ : 11729833
Prix : 90,50 $

 

Coudoulet de Beaucastel
Code SAQ : 973222
Prix : 29,95 $

 

Château de Miraval Coteaux Varois en Provence 2013
Code SAQ : 12296988
Prix : 25 $

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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