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Simon Chang

10 juillet 2014

La fibre artistique

Né avec la fibre artistique, Simon Chang aurait pu être chanteur, danseur ou comédien, mais il a jeté son dévolu sur la mode féminine et diversifie maintenant ses créations vers les accessoires et les couleurs de peinture pour la maison.

En l’observant avec ses clientes dans la boutique L’Indice, qui offre ses collections aux Galeries de la Capitale, on constate rapidement pourquoi Simon Chang est un créateur de mode féminine. Pour lui, ce n’est pas un travail, c’est une passion. « Je pense que la mode est l’un des médias à travers lesquels tu peux communiquer plusieurs choses », lance le designer lors d’une rencontre avec PRESTIGE. Satisfaire les femmes, les vêtir confortablement mais remarquablement, c’est inné chez lui. Entouré de tissus et de couleurs, c’est là que l’homme de 67 ans, natif de la Chine, se sent parfaitement en harmonie avec la vie.

« J’aime transmettre mon style de vie à travers les vêtements que je dessine. C’est un modèle de vie active, mais dans un moule tendre et léger. »

« L’industrie vestimentaire évolue constamment, comme nous, les humains. Je développe deux collections par année, c’est une continuité de mon design original et de ma philosophie, mais on retrouve toujours une innovation dans chacune de ces collections. C’est un travail en constante évolution », exprime-t-il.

Son parcours

Après avoir quitté la Chine à l’âge de quatre ans, Simon Chang grandit à Vancouver, en Colombie-Britannique, où il étudie les arts graphiques et la photographie à l'Emily Carr Institute of Art and Design, grâce à une bourse accordée par la Compagnie de la Baie d’Hudson.

C’est au début des années 1970 qu’il déménage à Montréal et obtient son premier emploi comme conseiller de mode chez La Baie, au centre-ville. Il ne met pas de temps à créer ses propres collections. « Je n’ai pas eu à me convaincre bien longtemps. Tout était en place, je voulais créer, parce que c’était une passion ; c’était visuel, c’était expressif et ça l’est toujours. C’est comme si c’était un film », affirme-t-il.

Il rencontre Phyllis Levine avec qui il fonde, en 1983, la compagnie Simon Chang Concepts. On reconnaît le style Simon Chang grâce aux couleurs vives et à l'attention qu’il porte aux détails de ses pièces vestimentaires. Son intérêt pour les arts graphiques et l'impression numérique influence ses collections, tant attendues par sa clientèle. « J’aime transmettre mon style de vie à travers les vêtements que je dessine. C’est un modèle de vie active, mais dans un moule tendre et léger », confie Simon Chang.

Le designer a élargi son expertise vers de nombreux produits griffés pour hommes et pour femmes, notamment des lunettes, des parfums, des montres, des sacs à main, des vêtements d'extérieur et articles d'hiver, des vêtements de nuit, des maillots de bain et des vêtements en denim.

Il est aussi très présent dans le domaine de l’aviation avec ses licences d’uniformes d’agents de bord portés par les employés d’Air Transat et de Royal Air. Il conçoit aussi des vêtements pour le personnel d’hôpitaux, de restaurants, de salons de beauté, ainsi que pour le corps policier du Québec. Il a également conçu une collection de cuir fantaisie, une collection de lingerie fine et de mode de base, une collection de maillots de bain et une autre de vêtements d'extérieur.

Ce créateur canadien d’envergure internationale n’a pas fini de nous étonner. C’est notamment pourquoi il a reçu, en 2008, la médaille de l'Ordre du Canada pour sa contribution à l'avancement de l'industrie de la mode et pour l'ensemble de ses œuvres philanthropiques.

Parce que Simon Chang n’a jamais hésité à aider son prochain, depuis 1987, il s’implique dans Simon Chang and Phyllis Levine Foundation, créée avec son associée du moment, Levine (décédée en 2006). Cette organisation caritative aide financièrement les institutions canadiennes d'enseignement et de secours médical, ainsi que les organismes de services sociaux et d'enseignement.

Et l’avenir, M. Chang ? « J’aime tout ce qui concerne et entoure la maison et le cocooning. Je songe à créer des décors », conclut-il.

 

 

 

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CRÉDIT : Photo : Caroline Grégoire

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