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Rétrospective PRESTIGE - Volume 1, numéro 3 - Première partie

9 février 2016 - Par Marie-Josée Turcotte

Bravant la période d’incertitude économique qui prédominait à cette époque, Denys et Pierre Paul-Hus, père et fils, décident de lancer le magazine PRESTIGE et sortent leur troisième numéro en décembre 1996. Rétrospective, en deux parties, d’une histoire à succès et des acteurs qui y ont joué un premier rôle.

 

Changement de look, changement de distribution

Dès sa troisième parution, une vague de changement souffle sur le magazine PRESTIGE, qui prend un « virage important », comme l’annonce M. Denys Paul-Hus dans son éditorial. En plus de la présentation graphique intérieure qui se raffine subtilement, la page couverture du numéro de décembre 1996 ose afficher la ville de Québec dans toute sa splendeur hivernale. Cette magnifique photographie de place Royale est d’ailleurs signée par le photographe urbain Claudel Huot, reconnu depuis longtemps pour sa production d’images poétiques et intimistes du Vieux-Québec. En plus de son allure plus audacieuse, le magazine augmente aussi sa distribution auprès de son lectorat, passant de 10 000 à 25 000 exemplaires, toujours offerts gratuitement ; une formule qui ne se démentira jamais et continuera de faire ses preuves au cours des 20 prochaines années.


Aznavour à Québec

Charles Aznavour

L’édition de décembre 1996 fait également le compte rendu d’un événement glamour ayant eu lieu à Québec le mois précédant : le passage d’un grand de la chanson française, Charles Aznavour, venu offrir un spectacle au Capitole de Québec, 29 ans après sa dernière prestation réalisée en ces lieux mêmes. Le Capitole de Québec célébrait pour sa part le quatrième anniversaire de sa réouverture. Rappelons que ce monument historique, victime d’un déclin dans les années 1980, est demeuré fermé pendant toute la seconde moitié de cette décennie, avant de subir une restauration complète et de rouvrir ses portes en 1992.

Le Capitole de Québec


Parmi les gens qui assistaient au spectacle d’Aznavour se trouvaient deux grands politiciens :

M. Daniel Johnson, chef du Parti libéral à l’époque (il le sera jusqu’en 1998) et ancien premier ministre (de janvier à septembre 1994), accompagné de son épouse, Suzanne Marcil.

M. Jean-Paul L’Allier, maire de Québec à l’époque (il l’a été de 1989 à 2005), accompagné de son épouse, Johanne Mongeau, et du propriétaire du Capitole en 1996, M. Guy Cloutier. Rappelons que M. L’Allier a rendu l’âme le 5 janvier dernier, à l’âge de 77 ans.


Le Laurie Raphaël déménage…

En 1996, soit cinq ans après son ouverture sur la toute petite rue Sault-au-Matelot (en 1991), le restaurant Laurie Raphaël déménage à l’intersection des rues Dalhousie et Saint-André, soit à l’endroit où il se trouve encore 20 ans plus tard. L’histoire du Laurie Raphaël et le succès qu’il récolte, même après un demi-siècle de haute gastronomie, sont bien sûr intimement liés à ses deux propriétaires qui, en 2016, travaillent toujours main dans la main, en affaires comme dans la vie. Le chef Daniel Vézina et l’administratrice Suzanne Gagnon ont su allier leurs forces afin de relever l’immense défi de durer dans le domaine de la restauration, tout en parvenant à renouveler leur décor et leur offre au fil des années. Comme vous le savez sans doute, le nom de l’établissement est inspiré des prénoms des deux enfants du couple. Depuis 2013, Raphaël Vézina, qui a suivi les traces de son père, est le chef des cuisines du restaurant à Québec. Une deuxième succursale a ouvert ses portes à Montréal à l’automne 2007.

Daniel Vézina et Suzanne Gagnon en 1996...

… et en 2011.


La personnalité de PRESTIGE du mois

Raymond Garneau : vous savez de qui il s’agit ? Celui que le rédacteur Pierre Villa décrit dans son article publié en décembre 1996 comme un président ayant du panache est alors à la tête de l’Industrielle Alliance, la deuxième plus importante compagnie d’assurance au Québec. L’homme, qui a occupé la présidence à partir de décembre 1988 en tant que chef des opérations, puis, à partir de mars 1991, en tant que chef de la direction (poste aujourd’hui occupé par M. Yvon Charest), s’est d’abord fait connaître comme politicien. Père du Conseil du trésor, ancien ministre des Finances, de l’Éducation et de la Fonction publique, M. Garneau a publié en 2014 son autobiographie intitulée De Lesage à Bourassa : Ma vie dans un Québec en mouvement. Il est aujourd’hui âgé de 81 ans et est, entre autres, officier de l'Ordre du Canada et Grand Québécois. Assurément une personnalité de PRESTIGE encore en 2016 !

Raymond Garneau


Quelques statistiques… 

En 1996, l’Institut de la statistique du Québec* évalue la population de l’agglomération de la ville de Québec à près de 480 000 habitants. En 2014, ce nombre est passé à près de 538 000. Au Québec, en 1996, la population totale était évaluée à près de 7 250 000 habitants, alors que ce chiffre est grimpé à plus de 8 260 000 en 2014.

*Données accessibles sur stat.gouv.qc.ca


Côté culturel…

En 1996, le chanteur Kevin Parent remporte le prix de l’interprète masculin de l'année au 18e gala de l’ADISQ*, alors que notre Céline Dion internationale rafle celui d’interprète féminine de l’année. La révélation et le groupe de l’année ? Noir Silence, une formation originaire de Saint-Georges de Beauce, qui remporte aussi le Félix de l’album rock de l’année.

* Données accessibles sur adisq.com

 

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