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RÉTROSPECTIVE PRESTIGE : Volume UN, numéro DEUX - Première partie

2 novembre 2015 - Par Marie-Josée Turcotte

Bravant la période d’incertitude économique qui prédominait à cette époque, Denys et Pierre Paul-Hus, père et fils, décident de lancer le magazine PRESTIGE et sortent leur deuxième numéro en octobre 1996. Rétrospective, en deux parties, d’une histoire à succès et des acteurs qui y ont joué un premier rôle.

PRESTIGE s’enflamme

Après avoir opté pour une première page couverture très sobre, tant sur le plan de la signature que de la couleur, PRESTIGE ose le rouge pour son deuxième numéro. L’édition octobre – novembre 1996 prend du galon, à la suite d’un accueil favorable du lectorat. Les annonceurs se multiplient, parmi lesquels on trouve le restaurant Laurie Raphaël, la Salle Albert-Rousseau, Boulevard Lexus Toyota, la boutique Cheïkha L’intempor’Elle et Langlois Opticien, pour ne nommer que ceux-là. Certains annonceurs renouvellent également leur présence : Chatel Automobiles, Nourcy, la Caisse populaire Desjardins, Pomerleau Maître-traiteur et le Restaurant Apsara. PRESTIGE se taille une place dans le cœur des résidents de Québec.


Tchin-tchin !

Jean-Gilles Jutras en 2011

Alors que les articles du premier numéro se trouvaient majoritairement signés par le journaliste Pierre Champagne, le deuxième numéro se dote de nouveaux collaborateurs de « prestige ». Parmi ceux-ci, Jean-Gilles Jutras, un œnologue bien connu, nommé ambassadeur du vin au Québec par la SAQ en 1993. L’expert signe ainsi une première chronique officielle en vin intitulée « Dans une île déserte… ». Publiée dans l’édition octobre – novembre 1996, elle raconte une anecdote savoureuse survenue lors d’une entrevue télévisée. « Et si vous deviez vous exiler dans une île, quel vin apporteriez-vous ? » lui avait demandé l’animateur. Sans hésitation, M. Jutras avait répondu : « Romanée-Conti », un vin de Bourgogne rare qui, à l’époque, se vendait près de 8 000 dollars le flacon ! Aujourd’hui, la SAQ offre toujours ce produit, dont le prix varie entre 2 500 $ (code 11644127) et 3 000 $ (code 12159191) la bouteille. Mentionnons que M. Jean-Gilles Jutras a été un collaborateur très fidèle du magazine PRESTIGE jusqu’en décembre 2010, où il a signé sa dernière chronique sur les vins italiens et la Toscane. Il a rendu l’âme le 10 août 2013 à l’âge de 86 ans.


Le premier chroniqueur automobile de PRESTIGE

M. Jacques Arteau, vous connaissez ? Expert en automobile depuis de très nombreuses années, il détient le titre de premier chroniqueur automobile du magazine PRESTIGE. Il signe son premier reportage sur les « sportives de prestige » dans l’édition Octobre – Novembre 1996. M. Arteau collabore encore aujourd’hui à l’édition hors série du Salon international de l’auto de Québec, produite par PRESTIGE Groupe Média depuis 2012.

La SKL de Mercedes valait 55 000 $ en 1996.


Un dossier sur… les cigares !

Avouons que les « Cigar Rooms » se font plutôt rares à Québec en 2015. Hormis le bar Société Cigare, toujours en activité sur Grande Allée, les endroits où il est possible de s’adonner à cette pratique sont à peu près inexistants. Mais, en 1996, c’est tout autre chose ! Ce deuxième numéro du magazine PRESTIGE consacre d’ailleurs un dossier spécial au culte du cigare. On apprend, entre autres choses, qu’il existe un réel engouement pour le cigare haut de gamme depuis quelques années et que jamais les amateurs de cigares n’ont été aussi nombreux ; au point où les producteurs ne suffisent plus à la demande… À Québec, en 1996, ces établissements sont reconnus pour leur salon de cigare : l’Aviatic Club / Le Pavillon, le bar digestif Charlotte de Chez Maurice, le Buona Notte et le Pub Liverpool. Alors que les deux derniers endroits ont fermé leurs portes, l’Aviatic et le complexe du Maurice continuent d’accueillir leur clientèle… dans un environnement sans fumée ! La boutique Louis La Rochelle, spécialisée en vente de cigares et de tabac fins, a également fermé ses portes depuis.

Denis Pelletier, propriétaire de Chez Maurice en 1996.

Louis La Rochelle, propriétaire de la boutique du même nom, en 1996.


De 1996 à 2015… toujours parmi les meilleurs !

La réputation du restaurant Le Champlain du Fairmont Le Château Frontenac n’est plus à faire en 2015. Eh bien, sachez qu’il en était déjà ainsi en 1996 ! En effet, cette année-là, l’établissement a remporté le prestigieux Grand prix du tourisme québécois au niveau régional. Depuis, comme on le sait, l’établissement s’est refait une beauté spectaculaire à l’occasion des grandes rénovations effectuées en 2013 et 2014 au coût de 75 millions de dollars, lesquelles ont permis à l’emblématique Château de se repositionner en tant que destination touristique, mais aussi locale.

Le Champlain en 1996 

Le Champlain en 2015. Reconnaissez-vous le manteau de cheminée ?

L’équipe du Champlain en 1996. On reconnaît le chef exécutif Jean Soulard au centre de la photo et, à sa droite, M. Louis Pereira, maître d’hôtel du restaurant. M. Soulard a occupé ce poste de 1993 à 2013, soit durant 20 belles années. On peut le voir en ce moment dans l’émission animée par Ricardo Larrivée, Un chef à l'oreille, où il occupe le rôle de juge.


ERRATUM

Une malencontreuse erreur s’est produite dans la rétrospective du numéro septembre 2015, à la page 14. Le premier ministre du Canada en 1996 n’était pas Brian Mulroney, mais bien Jean Chrétien. Ce dernier a été élu en novembre 1993 et il a occupé cette fonction jusqu’en décembre 2003. Toutes nos excuses !

Rendez-vous dans l’édition de décembre 2015 – janvier 2016 pour la suite et la fin de la rétrospective d’octobre – novembre 1996.

 

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