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RÉTROSPECTIVE PRESTIGE - Volume 1, numéro 3 - Deuxième partie

1er mars 2016 - Par Marie-Josée Turcotte

Bravant la période d’incertitude économique qui prédominait à cette époque, Denys et Pierre Paul-Hus, père et fils, décident de lancer le magazine PRESTIGE et sortent leur troisième numéro en décembre 1996. Rétrospective, en deux parties, d’une histoire à succès et des acteurs qui y ont joué un premier rôle.

Qui se souvient des Rafales de Québec ?

Jacques Campeau, à l’époque président des Rafales de Québec, alors que Joe Bucchino occupait le rôle de directeur général.

L’histoire semble se répéter encore et encore… Après le départ des Nordiques, en 1995, la ville de Québec souffre d’un vide existentiel. C’est alors qu’entrent en jeu (et sur la glace !) les Rafales, une équipe de hockey qui évolue dans la Ligue internationale de hockey et qui s’avère un rachat des Knights d'Atlanta, lesquels ont évolué dans la ligue de 1992 à 1996. Dès son arrivée à Québec, l’équipe tente de s’imposer, mais plusieurs amateurs et gens d’affaires, qui sont demeurés nostalgiques (et un peu amers à la suite du départ des Nordiques…), boudent impunément le circuit sans même l’avoir découvert. Pourtant, son président, Jacques Campeau, a bon espoir de parvenir à générer des retombées économiques de 20 à 30 millions de dollars annuellement et de créer 2 000 emplois. Pour y arriver, il requiert l’aide du milieu des affaires. « Au lieu de déverser son fiel et de bannir une équipe avant même de lui avoir donné une chance, il faut regarder un peu plus loin que le club, affirmait-il en entrevue avec PRESTIGE. Il faut voir qu’une équipe de hockey professionnel est un jalon important dans l’économie et un investissement dans la communauté. » Deux ans plus tard, soit en 1998, des problèmes financiers obligent les dirigeants à cesser leurs activités… En 2016, la même question demeure toujours au centre des préoccupations : la ville de Québec a-t-elle les reins assez solides pour accueillir le retour d’une équipe de la Ligue nationale de hockey dans son nouvel amphithéâtre ? Les avis sont partagés. Mais chose certaine, ce vide existentiel est toujours omniprésent et cherche à être comblé…


Le beau « people » de Québec

La chronique La vie et les gens de Québec a toujours été très populaire dans le magazine PRESTIGE, et ce, depuis les tout premiers débuts. Elle permet, en quelque sorte, de tâter le pouls de la ville en relatant les événements glamour, les activités philanthropiques ou encore les lancements ou les inaugurations qui s’y déroulent. 

Voici donc un événement trié sur le volet, qui a fait la manchette dans les pages de l’édition de décembre 1996.

L’événement mode Les Griffes de la Capitale a permis à des designers de la région de Québec de présenter leur collection automne-hiver. Parmi les invités : Michelle Doré, présidente de l’Association hôtelière de la région de Québec ; Denys Paul-Hus, éditeur du magazine PRESTIGE ; Colette Chicoine, à l’époque la conjointe de Jean-Claude Poitras et designer de la griffe Lola en Solo ; le grand couturier Jean-Claude Poitras, qui célébrait d’ailleurs ses 25 ans de carrière et ses 20 ans de collection en 1996 ; et Sylvie Corriveau, chroniqueuse Mode pour PRESTIGE et organisatrice de ce défilé. Mentionnons que Mme Corriveau écrit encore de manière occasionnelle dans le magazine et demeure une référence dans le monde de la mode à Québec.


Jean Vallières

Si la verrerie d’art La Mailloche n’avait pas fermé ses portes en 2008, elle célébrerait aujourd’hui ses 40 ans. Mais en 1996, lors de la publication de l’article intitulé « Un maître verrier qui a du souffle », l’atelier-boutique et économusée du verre, situé sur la rue Sous-le-Fort dans le quartier Petit Champlain, célébrait alors ses 20 ans, à l’apogée de sa popularité. Le maître verrier Jean Vallières, qui a rendu l’âme en décembre 2009, était reconnu internationalement et soufflait des pièces de verre pour des gens célèbres, tels qu’Aline Chrétien, épouse du premier ministre canadien, et Jacqueline Picasso, la regrettée veuve du peintre espagnol. C’est une véritable institution que la ville de Québec a perdue lors de la fermeture de La Mailloche, victime de la crise économique. 


En 1996, ça bouge dans le milieu de la restauration…

Le chef Gaston Couillard

Le Laurie Raphaël, autrefois situé au 17, rue Sault-au-Matelot, déménage sur la rue Dalhousie. À sa place ouvre le restaurant Le Zénith, copropriété du chef Gaston Couillard et de son associé, Guy Martin. Le chef n’en est pas à sa première expérience en restauration, puisqu’il a déjà été copropriétaire du restaurant Le Galopin et membre de l’équipe de cuisiniers ayant rendu célèbre le Melrose, avec Mario Martel. Depuis 2003, le chef Couillard est propriétaire du Domaine de l’Oie Toquée à Saint-Agapit. Quant au Zénith, il a fait place au restaurant Toast, qui loge aujourd’hui à la même adresse.


Reconnaissez-vous sur cette photo quelques-uns des grands restaurateurs italiens qui ont laissé leur marque à Québec ? Certains d’entre eux sont encore dans les affaires 20 ans plus tard, même s’ils ont, dans certains cas, changé d’établissement. Ils étaient tous réunis à cette occasion pour présenter la cuisine du Frïuli, une région du nord-est de Venise, qui était en vedette lors d’une semaine gastronomique typiquement italienne à Québec.

Sur la photo, rangée du bas : Tatiana Carubelli, Chambre de commerce italienne du Canada à Québec ; Vinicio Dovier, chef invité ; Sandra Pescador ; James Monti, Portofino ; Sylvie Beaulieu, relationniste ; Tullio Corbato, chef invité ; et Beppino Boezio, La Crémaillière. Sur la rangée du haut : André Scobba, Continental ; Luigi Leoni, Parmesan ; Adolpho Bernardo, Restaurant Le Graffiti ; Benito Terzini, Le Café de la Paix ; Angelo Marcollin, Trattoria San Angelo ; et Nicolas Cortina, Michelangelo. À l’arrière : Franco Colarusso, Épicerie européenne ; et Giovanni Venturino, Gambrinus.

Parmi les invités aux festivités : Mario Martel, à l’époque du Galopin, aujourd’hui propriétaire de L’Entrepreneurchef ; Diane Champagne de Radio-Canada, aujourd’hui retraitée… et toujours aussi belle ; et Nicolas Cortina du Michelangelo, toujours dans les affaires depuis 1974 !

 

 

 

 

 

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