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Quand vitesse et luxe font bon ménage au 35e Salon International de l’Auto de Québec

19 février 2016 - Par Frédéric Masse

C’est un concentré de passion qui vous attend cette année au Salon International de l’Auto de Québec. Jamais l’événement n’aura présenté une telle brochette de voitures de rêve. En 2016, grâce à l’espace supplémentaire offert avec l’ajout du Pavillon de la jeunesse, le Salon s’offre notamment le luxe d’accueillir la marque anglaise McLaren et une Bugatti Veyron, pour la première fois de son histoire ! Ajoutez les marques Lamborghini, Ferrari, Aston Martin, Bentley, Lotus et Maserati… et vous obtenez un cocktail carrément explosif ! 

 

Bugatti

Ça fait plus de 10 ans que l’équipe du Salon tente, par tous les moyens, de présenter la supervoiture française Bugatti Veyron. En 2016, c’est mission accomplie. Pas toujours facile lorsque l’on sait qu’approximativement 450 Veyron, toutes versions confondues, ont été produites dans le monde de 2005 à 2015 et qu’elles sont toutes… vendues. Cette supervoiture, dont la valeur surpasse les deux millions de dollars, trône sur le podium des bolides les plus performants du monde. Vous savez d’ailleurs pourquoi elle porte l’appellation 16.4. Moteur à 16 cylindres et quatre turbos… un moteur en W de 8 litres générant de 1 001 à 1 200 chevaux selon la version (une puissance que l’on dit d’ailleurs bien sous-évaluée par le constructeur). Tout ça, dans une voiture capable de franchir le 0-100 km en 2,5 secondes, pesant moins de 2 000 kg, utilisant des technologies aérospatiales et des procédés uniques à l’époque de sa conception : injection à courant alternatif, revêtement extérieur du réservoir à essence en téflon, circuits de refroidissement hors normes, premier pneu de série pouvant résister à une vitesse de plus de 400 km/h, etc. Bugatti a d’ailleurs multiplié les versions les plus performantes les unes que les autres. Son summum ? La Super Sport, le saint Graal automobile développant 1 200 chevaux donnant une vitesse de pointe de 410 km/h ! La Veyron, c’est aussi l’aboutissement du rêve fou de Ferdinand Piëch, président de Volkswagen à l’époque, de construire une voiture pouvant surpasser tous les barèmes de l’industrie tout en étant assez confortable pour être conduite au quotidien. Comme le côté pratique semble être un qualificatif visiblement très relatif (un ensemble de pneus frise les 40 000 $, la consommation de la Veyron en ville est de 37,2 l/100 km… et, conduite à fond la caisse, elle surpassera les 100 l/100 km), la Veyron parvient néanmoins à inscrire des points en ce sens grâce à sa traction intégrale et à sa facilité désarmante à être conduite à des vitesses folles, paraît-il. J’hésite à dire qu’on ne peut arrêter le progrès… ou la démence.


McLaren

McLaren entre par la grande porte au Salon International de l'Auto de Québec. Pour marquer son arrivée au Salon, le constructeur anglais nous présente une première québécoise, soit sa magnifique 675 LT (pour Longtail). Au total, seulement 500 exemplaires de cette voiture magnifique seront produits. Il faut voir en la 675 LT une version encore plus puissante, légère et hardcore de la déjà (ajoutez les mêmes superlatifs ici) 650S. Simplement expliqué, il s'agit en quelque sorte d'une voiture conçue pour la piste à laquelle on a ajouté assez d'attributs de sécurité pour être utilisée sur la route. Pour atteindre un tel niveau de perfectionnement, elle utilise un V8 de 3,8 litres biturbo qui prend sa source dans la 650S, mais dont plus de la moitié des pièces ont été changées. Pas encore impressionné ? Bande de gens blasés. Sachez que son système d'échappement est en titane ! Là, on jase. Détail intéressant, ce fameux titane aurait la propriété de tourner au bleu lorsqu'il est très chauffé (ce qui voudrait évidemment dire que la voiture aura été conduite de manière plus brutale). J'entends déjà l’un des 500 propriétaires se bomber le torse en disant : « Mon échappement est plus bleu que le tien ». Sur une note plus sérieuse, grâce à l'utilisation abusive de carbone, la 675 fait pencher la balance à moins de 1 300 kg (la 650S pèse 100 kg de plus). Le résultat ? 0-100 km en 2,9 secondes, 0-200 km en 7,9 secondes et une vitesse de pointe de 330 km/h. Hallucinant. Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime. Vous ai-je déjà dit que j'étais en amour ? Sachez également que McLaren présentera deux autres voitures au Salon, soit la 650S et la nouvelle 570S. De quoi rêver un peu…

McLaren 675 LT


Lamborghini

Faites place à la Lamborghini Aventador LP 750-4 Superveloce. Son appellation dit tout (avec un nom aussi long, on s’en doute). SVpour Super Veloce, de l’italien super rapide, LP pour Longitudinale Posteriore, pour position longitudinale du moteur à l’arrière de la voiture, 4 pour la traction intégrale et 750… pour le nombre de chevaux disponibles. Il ne manquerait en fait que 600, pour mettre en lumière la quantité totale de ces bombes produites dans le monde et un autre nombre pour le couple de 507 livres-pieds. Plus radicale, plus légère, plus aérodynamique et plus puissante que la déjà très extrême Aventador de « base », la SV retranche notamment 110 livres au poids de cette dernière en utilisant massivement la fibre de carbone tout en ajoutant 49 chevaux. Les résultats sont carrément démoniaques. Grâce à son V12 de 6,5 litres, la Lamborghini boucle le 0-100 km en 2,8 secondes, le 0-200 km en 8,6 (bien des voitures de masse ne réalisent même pas le 0-100 km en ce temps !) et atteint 300 km/h en 24 secondes. Sa vitesse maximale ? Elle dépasse 350 km/h ! Qui osera s’y rendre ? Lambo nous fait également l’honneur de présenter deux autres voitures à Québec, soit la superbe Aventador Roadster et la Huracan LP-580-2. Cette dernière, comme son appellation l’indique, troque l’habituelle traction intégrale pour la propulsion. Pour avoir déjà essayé une Huracan, j’ose à peine imaginer les effets sur l’asphalte de ces 580 chevaux transmis aux roues arrière. Effet dramatique assuré.

Lamborghini Aventador LP 750-4 Superveloce


Bentley

J’adore les Continental. Le fait qu’elles soient fabriquées entièrement à la main, leur allure aristocrate, leur luxe quasi sacré et leur façon de délivrer le grand tourisme, toujours avec une touche british, leur confèrent une aura très particulière. Le Salon International de l’Auto de Québec accueillera ainsi deux modèles différents de ces magnifiques coupés, soit une GT V8 S et surtout, mais surtout, la GT Speed décapotable à moteur W12. La Speed se veut une version sur stéroïdes, assise sur des roues de 21 pouces (!) de la déjà très puissante GT. Son W12, greffé de deux turbos, développe la bagatelle de 626 chevaux et un couple de 605 livres-pieds… dès 2 000 tours/minute. Enivrant, énergivore, excentrique… à peine.

Bentley GT Speed


Rolls-Royce

Rolls nous fait l’honneur de présenter trois voitures au Salon, dont deux Wraith et une Ghost Série II. Cette dernière est d’ailleurs équipée d’un ensemble exclusif, nommé Tudor Oak Open Pore Package, qui la rend extrêmement rare. Seulement sept voitures de ce type auraient été construites dans le monde. Plutôt impressionnant. Rolls, c'est le nec plus ultra en matière de luxe. Cela prend d'ailleurs 450 heures pour construire une Wraith. Les heureux (et riches) propriétaires ont d'ailleurs le choix parmi 44 000 coloris à apposer sur leur royale carrosserie. Imaginez, l'habitacle commande à lui seul pas moins de 219 pièces de cuir somptueux, toutes cousues à la main. À l'intérieur, les bois rares prennent souvent plus d'un mois afin d'être parfaitement polis et formés pour ladite voiture. Plus fou encore, comme toutes les Rolls sont fabriquées à la main, leur personnalisation est infinie (tant que vous avez les poches assez profondes). Le constructeur anglais propose même, si vous le souhaitez, d'utiliser un des arbres de votre propriété pour les placages que l'on trouve dans l'habitacle... Pour ceux qui seraient intéressés par la mécanique, sachez qu'il s'agit là aussi de démesure. Sous les capots ornés de la belle statuette Spirit of Ecstasy se trouve un V12 biturbo de 6,6 litres produisant 563 chevaux pour la Ghost Series II et de 624 chevaux (et 590 livres-pieds de couple) pour la Wraith. Démesure... quand tu nous tiens. 

Rolls-Royce Ghost


Ferrari

Ferrari profite du Salon pour nous présenter la California T. La T (pour turbo), c’est le retour de Ferrari dans les moteurs turbocompressés, une pratique quasi bannie depuis la mise au rancard de la bestiale F40. La California T se veut la « docile » de toutes les Ferrari en plus de servir de voiture « d’entrée de gamme » (hum, hum) pour la marque. Ce 2 + 2 se veut le véhicule le plus confortable, pratique (on y trouve même un porte-verre), tout en demeurant fidèle à l’esprit de performance de la marque italienne. Sous le capot, on trouve un V8 biturbo de 3,9 litres développant la bagatelle de 560 chevaux. Le 0-100 km/h en 3,6 secondes et le 0-200 km en 11,2 secondes. Les Italiens n’ont visiblement pas les mêmes critères de douceur et d’accessibilité que nous.

Ferrari California T


Aston Martin

Les amateurs de James Bond seront ravis, car le Salon accueillera, non pas une, mais bien deux Aston. La Vanquish Volante est l’une des plus belles voitures au monde à mon humble avis. Fabriquée à la main, elle est mue par un V12 de 5,9 L et 568 chevaux. Elle n’est certes pas la plus rapide (bien qu’elle franchisse tout de même le 0-100 km en 4,0 secondes… rien de trop gênant), mais son aura compense amplement pour les secondes de plus ou de moins qu’elle perd devant ses concurrentes. La Vanquish Volante étant habillée d’une façon somptueuse, avec une abondance de carbone à l’extérieur et les cuirs les plus fins à l’intérieur, on se sent noble dès qu’on s’y assoit. Aston présentera également la DB9 GT, une voiture superbe et racée mue par un V12 de 5,9 litres de 510 chevaux. Cette dernière tirera sous peu sa révérence pour être remplacée par un nouveau modèle, probablement nommé la DB11. Comme les mécaniques et la plateforme seront probablement partagées par la plupart des modèles du constructeur anglais, il y a fort à parier que la Vanquish subira elle aussi une cure de jouvence. Si l’aperçu de la DB10 du dernier James Bond est un indice… on ne sera pas déçu. D’ici là, je vous confirme, essai sur piste à l’appui, que les Aston demeurent toujours des voitures d’exception.

Aston Martin Vanquish Volante


Maserati

Maserati proposera trois différents modèles au Salon de l’auto : la Ghibli, la Gran Turismo et la Quattroporte. C’est d’ailleurs sur cette dernière que nous concentrerons notre attention. La Quattroporte est le véhicule amiral de la marque du trident. Elle culmine dans la version GTS et emprunte son V8 à Ferrari, soit un 3,8 litres biturbo de 530 chevaux. Dans un confort princier et un intérieur habillé des plus beaux cuirs, les occupants et son conducteur parviendront à franchir le 0-100 km en 4,7 secondes.

Maserati Quattroporte


 

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