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Prédictions et tendances : où investir en 2015 ?

10 février 2015 - Par Isabelle Paradis

Vous vous demandez où investir en 2015 et aimeriez connaître les meilleurs titres à surveiller ? Deux experts en investissement ont accepté de nous confier leurs prédictions pour l’année à venir.

« Les rendements s’annoncent moindres que ceux de 2014, lance d’entrée de jeu Steve Buisson, vice-président, directeur régional et conseiller en placement chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne*. Les investisseurs devront donc diminuer leurs attentes, tolérer des marchés encore très volatils et ne pas céder à la panique devant les fluctuations de leur portefeuille. »

Le pétrole poursuit sa chute

Le prix du baril de pétrole était de 53,30 $ le 31 décembre 2014. Au moment de l’entrevue, le prix du baril avait encore chuté à 46,78 $. « Le pétrole pourrait continuer à descendre jusqu’à 40 $ le baril environ, estime M. Buisson. Le dollar canadien perdra donc encore de sa valeur par rapport au dollar américain, poursuit-il. Comme le marché boursier canadien a une plus forte pondération en produits pétroliers, la chute du pétrole l’affectera davantage que le marché américain. Par conséquent, les portefeuilles qui détiennent plus de titres canadiens seront plus affectés. »

« Le pétrole pourrait continuer à descendre jusqu’à 40 $ le baril environ. »

Steve Buisson, vice-président, directeur régional et conseiller en placement, Valeurs mobilières Banque Laurentienne

Les États-Unis d’abord, le Canada ensuite

Toujours selon notre expert, il sera avantageux d’investir dans les marchés américains et les pays émergents en première moitié d’année. « Les investisseurs devraient cependant revenir vers les marchés canadiens vers la fin de 2015, conseille Steve Buisson. Ils pourront ainsi rapporter au Canada les profits générés aux États-Unis au cours des dernières années, matérialiser leur gain de devise, et profiter des aubaines canadiennes comme les titres des produits pétroliers et des ressources naturelles, et être présents sur le marché juste avant la reprise économique canadienne prévue pour 2016. »

Miser sur les transports

Les titres des constructeurs automobiles sont aussi à surveiller. « Nos voisins du sud se sont relogés, ils se sont acheté des biens de nécessité et des biens de loisir, et ils songent maintenant à changer leur voiture », explique le vice-président.

Les fonds de placements immobiliers

Les titres immobiliers s’avèrent également intéressants en 2015. Des titres que connaît très bien Steven Lavoie, évaluateur agréé et premier directeur principal pour le service-conseil chez Raymond Chabot Grant Thornton. « Les portefeuilles immobiliers présentent des rendements historiquement stables, fait-il valoir. Ce sont de bons produits, qui offrent aux clients la possibilité de diversifier leur portefeuille tout en conservant une part de rendement stable. »

« Les fonds de placements immobiliers connaissent une croissance soutenue et constituent une valeur sûre à long terme. »

Steven Lavoie, évaluateur agréé et premier directeur principal service conseil, Raymond Chabot Grant Thorton.

Steven Lavoie dénombre, à la Bourse, plus de 48 sociétés canadiennes d’investissement en immobilier. « C’est un marché qui connaît une croissance soutenue et qui constitue une valeur sûre à long terme », estime-t-il. Et grâce à ces fonds, il est possible d’investir dans l’immobilier commercial et de tirer profit de grands portefeuilles immobiliers comme celui de Cominar, par exemple. « C’est un fonds très bien structuré, qui possède de bons actifs et qui tend d’ailleurs à se diversifier grâce à l’expansion de son parc immobilier vers d’autres provinces canadiennes », explique Steven Lavoie.

Conseils-d’experts :

  • Comme investisseur vous devriez réviser votre répartition d’actifs en 2015.
  • Si vous êtes à l’aube de la retraite, il serait temps de sécuriser votre portefeuille en rééquilibrant la portion de vos revenus fixes.
  • Enfin, des choix stratégiques de titres boursiers par secteur et par localisation géographique s’avéreront incontournables, car il sera plus difficile d’obtenir de bons rendements sans une connaissance pointue et un suivi rigoureux des marchés.

Investissement socialement responsable

« Marier éthique et rendement, c’est possible ! »

Comme consommateur, vous avez beaucoup changé vos comportements au cours des dernières années : vous recyclez davantage, vous utilisez moins de sacs de plastique, vous vérifiez l’origine des produits que vous achetez, etc. Bref, vous êtes soucieux des conséquences de vos gestes et vous aimeriez que cela se reflète dans vos choix de placement.

Dans le monde des finances, une nouvelle approche gagne en popularité. L’investissement socialement responsable (ISR) utilise des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection et la gestion des placements. À l’origine, l’ISR reposait en grande partie sur l’exclusion d’entreprises œuvrant dans les secteurs de l’armement, du tabac et du nucléaire. Mais la pratique s’est grandement développée et sophistiquée. Par exemple, le recours au dialogue pour influencer les entreprises et les inciter à s’améliorer est un levier de plus en plus courant.

L’ISR est aujourd’hui en forte en croissance au sein de la communauté financière, en grande partie parce que la prise en compte des facteurs ESG est de plus en plus gage d’une meilleure gestion du risque. Et les rendements des produits ISR sont comparables à ceux des produits traditionnels.

Pour tout savoir sur l’ISR : PensonsISR.com

« Desjardins est un leader dans le domaine. Depuis 1990, des produits d’investissement offrant une approche ISR sont mis à la disposition des membres et clients de Desjardins. Ces produits permettent aux investisseurs d’inclure des facteurs extra-financiers dans leurs choix de placement. Comment ? Eh bien, plusieurs stratégies sont utilisées. D’abord l’exclusion, ensuite une évaluation ESG de tous les titres d’un univers de placement ciblé. Mais aussi, et surtout, une approche d’actionnariat engagé utilisée auprès de certaines entreprises, dont le titre est détenu en portefeuille. Le dialogue est alors utilisé pour influencer la direction de l’entreprise et l’inciter à améliorer ses pratiques ».

Rosalie Vendette, conseillère principale en investissement socialement responsable, Mouvement Desjardins.

*Valeurs Mobilières Banque Laurentienne est membre du Fonds Canadien de Protection des Épargnants et de l’Organisme Canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières et est une filiale en propriété exclusive de la Banque Laurentienne du Canada. Les renseignements contenus dans ce document sont basés sur des sources que nous jugeons fiables, mais aucune garantie ou promesse, explicite ou implicite n'est donnée en ce qui concerne l'exactitude de ces sources. Les vues et opinions exprimées sont celles du conseiller en placement et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de Valeurs Mobilières Banque Laurentienne.

 

 

 

 

 

 

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