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Planifier une retraite confortable

28 septembre 2018 - Par Paméla Egan, Johanne Martin

Tout le monde rêve d’une retraite où les soucis financiers ne feront pas parties de l’équation. Mais pour vivre cet état de zénitude, beaucoup de choses se réfléchissent et se planifient longtemps à l’avance, tant sur le plan des finances que sur le choix d’un milieu de vie qui vous permettra de vieillir en beauté… ici ou en Floride ! Voici quelques pistes de réflexion.


5 conseils pour planifier une retraite confortable

Tout le monde rêve d’une retraite confortable, mais comment faire pour y parvenir ? Ces cinq conseils de Mme Karine Précourt, directrice de la planification fiscale et successorale chez Placements Mackenzie, vous aideront à passer du rêve à la réalité.

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1/ Adapter sa vision de la retraite

Les travailleurs d’aujourd’hui doivent visualiser leur retraite autrement et sur une plus longue période que les travailleurs d’hier. « De nos jours, à la retraite, les gens veulent conserver le même train de vie que lorsqu’ils travaillaient, être actifs et voyager », mentionne Mme Précourt. Plusieurs personnes décident d’ailleurs de rester plus longtemps sur le marché du travail, ce qui doit être pris en considération dans le plan de retraite.

2/ Commencer à épargner tôt

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à épargner pour ses vieux jours. En fait, le plus tôt sera le mieux ! « Plusieurs facteurs socioéconomiques rendent l’accumulation de l’épargne en vue de la retraite plus difficile et plus incertaine, d’où l’importance de commencer tôt », indique la spécialiste.

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« De nos jours, les gens veulent conserver le même train de vie que lorsqu’ils travaillaient, être actifs et voyager . » – Karine Précourt, directrice de la planification fiscale et successorale, Placements Mackenzie.

3/ Épargner régulièrement et systématiquement selon un budget

« La majorité des Canadiens ne fait pas de budget. De plus, leurs dépenses sont souvent telles qu’ils sont dans l’incapacité de faire face aux imprévus. Ils sont donc loin de pouvoir épargner », explique Mme Précourt. Un budget représente donc le meilleur et le plus simple moyen de planifier ses finances à court et à long terme.

4/ Dresser un plan d’épargne-retraite et le respecter

Un plan d’épargne-retraite vise à fixer ses objectifs de retraite et à établir les actions à réaliser pour les atteindre. « Certaines décisions se prennent longtemps avant la retraite, par exemple, le choix entre le REER et le CELI, ou encore, le choix du type de produits d’investissements », expose Karine Précourt. Et comme de nombreuses incertitudes entourent la retraite, il faut préparer plusieurs scénarios.

5/ Consulter un conseiller en services financiers ou un planificateur financier

Un conseiller en services financiers ou un planificateur financier trouvera la solution la mieux adaptée à chaque situation et sera en mesure de prévoir un plan d’épargne-retraite ainsi qu’un plan de décaissement des fonds à la retraite.


Une propriété aux États-Unis ? Mieux vaut prévenir que guérir…

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S’offrir du bon temps en Floride constitue le rêve de bien des Québécois au moment de la retraite. Mais pour que ce rêve ne se transforme pas en cauchemar, on doit savoir à quoi s’en tenir sur le plan fiscal, surtout si l’on y a acquis une propriété. Avant toute chose, mieux vaut consulter des spécialistes de la fiscalité américaine.

Directrice principale en fiscalité américaine chez Raymond Chabot Grant Thornton, Mylène Tétreault rappelle d’entrée de jeu le principe de résidence fiscale américaine. Fixé à 183 jours sur trois ans chez nos voisins du Sud, ce principe suit la règle de calcul cumulative suivante : 100 % des jours pour l’année en cours ; le nombre de jours multiplié par un tiers pour l’année précédente ; et le nombre de jours multiplié par un sixième pour l’année d’avant.

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« Les lois fiscales sur la scène internationale ont des particularités que nos fiscalistes maîtrisent avec brio. Ils conseillent stratégiquement la clientèle afin qu’elle aille de l’avant avec confiance . » – Mylène Tétreault, directrice principale en fiscalité américaine, Raymond Chabot Grant Thornton.

« Si cette formule égale ou dépasse 183 jours, la résidence fiscale américaine s’applique, énonce-t-elle. Une exception toutefois : si le formulaire prescrit 8840 (Closer Connection Exception Statement for Aliens) est rempli avant le 15 juin de l’année suivante et qu’il est possible de démontrer que les liens entretenus avec le Canada sont plus forts, une personne peut être considérée non résidente fiscale des États-Unis. Le calcul des jours de présence en sol américain et le suivi de sa situation sont donc très importants. »

Considérations fiscales

Il faut savoir que tout propriétaire de condo qui loue ou vend sa résidence devient un client taxable aux États-Unis. Il y a alors une déclaration à produire à la fois aux États-Unis et au Canada. Par contre, ce propriétaire ne sera pas assujetti à une double imposition. Une vigilance particulière s’impose, puisque les non-résidents qui possèdent des propriétés au pays de l’Oncle Sam sont plus que jamais susceptibles de faire l’objet d’une vérification.

« Des droits successoraux peuvent également être applicables, termine Mme Tétreault. Lorsqu’un Canadien qui détient une propriété aux États-Unis décède, une déclaration peut être à produire et il est possible que des droits successoraux soient payables. »


Mieux vieillir en résidence

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De plus en plus de personnes ont la chance de vivre non seulement plus longtemps, mais également en meilleure santé. Ce vieillissement de la population de même que d’autres changements démographiques ‒ dont celui du concept de la famille, beaucoup moins nombreuse de nos jours ‒ soulèvent de grands enjeux de société. Pour M. Luc Maurice, président fondateur du Groupe Maurice, qui compte maintenant 32 projets de résidences dont quatre dans la grande région de Québec, l’impact de l’industrie des résidences pour aînés sur le « mieux vieillir » repose sur la façon d’aborder trois enjeux de taille.

1/ La solitude

Tout le monde sait que les familles sont plus petites et que plusieurs aînés ont parfois très peu de gens dans leur entourage proche. « Le tiers de nos résidents choisissent de venir vivre en résidence pour briser l’isolement et y faire des connaissances », indique M. Maurice. L’homme d’affaires ajoute que dans une quinzaine d’années, une grande proportion des gens de 80 ans et plus seront seuls.

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« Les aînés veulent être plus heureux. Ils recherchent le côté épicurien et agréable des résidences. » – Luc Maurice, président fondateur du Groupe Maurice.

2/ La gestion des attentes

Les personnes âgées d’aujourd’hui et de demain n’ont pas les mêmes besoins et attentes que les personnes âgées de la génération précédente. En effet, les gens exigent désormais de plus en plus de confort, d’interactions et davantage de services. « La notion de plaisir fait davantage partie de leur vie, souligne M. Maurice. Les aînés veulent être plus heureux. Ils recherchent le côté épicurien et agréable des résidences. Ils veulent être près de tous les services commerciaux et communautaires afin de garder leur autonomie le plus longtemps possible. »

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3/ Les ressources financières et humaines

Les résidences pour personnes âgées sont façonnées par les attentes des gens. Il faut de la qualité et des options, le tout à un prix raisonnable, d’où la nécessité de réinventer les modèles de travail pour les gens qui œuvrent dans ce milieu. « Nous sommes notamment condamnés à revoir comment le bénévolat se fait dans la collectivité. Avec l’évolution de la courbe démographique du Québec, on ne peut plus seulement compter sur les générations plus jeunes, sur les enfants et petits-enfants des aînés pour prêter main-forte à ceux qui en ont besoin. D’ailleurs, comme plusieurs générations d’aînés cohabitent dans nos résidences, nous voyons déjà que les plus jeunes aînés s’impliquent spontanément auprès de ceux qui sont plus âgés ou fragilisés. À mes yeux, ce type de collaboration est très bénéfique ; quel beau modèle de valorisation et de socialisation ! » exprime le président fondateur, ajoutant qu’il faut aller bien au-delà des besoins de base pour répondre adéquatement à la clientèle. « Offrir des appartements sécuritaires et confortables, de la bonne nourriture et des aires communes diversifiées et attrayantes : c’est la base. Maximiser le “qualimètre” de bonheur et de bien-être profond de notre clientèle, augmenter la qualité de l’expérience client : voilà l’un des plus importants défis de demain ! » conclut M. Maurice.

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