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Piger le bon numéro

19 janvier 2015 - Par Marie-Josée Turcotte

Il y a exactement cinq ans le mois prochain, mon frère cadet est décédé à l’âge de 40 ans des suites d’une longue maladie incurable. Un triste anniversaire, il va sans dire.

Presque tous, autant que nous soyons, nous pouvons raconter une histoire qui ressemble de près ou de loin à la mienne. Soit nous avons traversé nous-mêmes un épisode de maladie plus ou moins grave, soit nous avons connu une personne près de nous qui a dû relever un dur combat contre une maladie… et qui l’a peut-être perdu. Dans un cas comme dans l’autre, la maladie nous aura rendus plus lucides sur notre état de « pauvres mortels » et, surtout, nous aura appris combien la santé est un cadeau inestimable.

En ce début d’année 2015, les vœux ont plu. Bonheur, succès, prospérité… et santé. Pour ma part, j’ai bien envie d’ajouter la chance à cette liste. Vous savez, la chance qui se distribue totalement au hasard et qui repose uniquement sur les probabilités ? Si vous jouez à la loterie, vous savez ce qu’est la chance « pure et dure ».

Par exemple, si mon frère avait pigé le bon numéro, il aurait célébré, le 7 janvier dernier, ses 45 ans. Mais voilà, la vie est ainsi faite : parfois, on pige aussi le mauvais numéro… Et dans son cas, il avait pratiquement plus de chances de gagner le million à la loterie que de développer cette maladie dégénérative extrêmement rare (la myopathie mitochondriale) qui n’offre aucun traitement.

Il faut savoir dire merci à la vie lorsqu’elle est bonne avec nous. Nos réussites, nous les devons à nous-mêmes et aux êtres qui nous ont épaulés, mais la chance, nous lui devons entièrement.

Alors, lorsque j’entends des personnes dirent que la chance, il ne faut pas l’attendre, il faut se la créer, je suis portée à croire que ces personnes n’ont pas bien compris le sens du mot « chance ». Poser des gestes concrets pour réussir ses projets de vie ou pour prendre soin de sa santé, oui. Mais créer sa chance ? Impossible. Tout comme la malchance, elle entre sans cogner. Et même si certains aiment bien jouer à la roulette russe avec elle, c’est toujours elle qui aura le mot de la fin.

C’est la raison pour laquelle il faut savoir dire merci à la vie lorsqu’elle est bonne avec nous. Nos réussites, nous les devons à nous-mêmes et aux êtres qui nous ont épaulés, mais la chance, nous lui devons entièrement.

C’est pourquoi, le 22 février prochain, en compagnie de l’équipe PRESTIGE Groupe Média, je participerai au Grand Spin Don de la Société canadienne du cancer afin d’apporter mon aide et mon soutien à toutes ces personnes qui n’ont pas eu de chance à la loterie de la santé.

Je spinnerai tout particulièrement pour Harold, le frère de ma collègue et amie France Bélanger, qui, malgré son immense courage, sa joie de vivre contagieuse et sa tenacité hors du commun, a du rendre les armes. Il nous a quittés dans la nuit du 19 janvier, après avoir livré le combat le plus dur de sa vie. Ce dernier a eu la chance, à tout le moins, de naître dans une bonne famille. Je suis certaine que, jusqu’à son dernier souffle, il a su remercier la vie pour ce cadeau. Repose en paix, cher Harold…

Quant à vous, chers lecteurs et chères lectrices, que la chance soit avec vous en 2015 !

Pour faire un don : grandspindon.ca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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