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Le sport et la vie

5 juillet 2016 - Par Marie-Josée Turcotte, éditrice

Lorsque j’avais 16 ans, ma vie a pris un tournant majeur. En fait, pas tant ma vie que ma manière de l’appréhender. L’élément déclencheur : le film Karate Kid ; la version originale de 1984, il va sans dire ! L’histoire de ce gamin victime d’intimidation, qui parvient à affronter ses détracteurs grâce à l’entraînement rigoureux d’un grand maître d’arts martiaux (cher monsieur Miyagi…) a inspiré la jeune fille timide et introvertie que j’étais à vouloir prendre sa place. Le dojo où je m’entraînais à l’époque est ainsi devenu ma deuxième maison, et les karatékas avec lesquels je partageais cette nouvelle passion, ma seconde famille. Au sein de cet environnement stimulant, où les occasions de relever des défis étaient nombreuses, j’ai appris à me battre non seulement physiquement (entre autres choses…), mais aussi mentalement. Le karaté a fait de moi une femme confiante en ses propres capacités. Il m’a appris à me relever quand je tombe, à encaisser la souffrance quand celle-ci frappe, à repousser mes propres limites.

Il existe assurément plusieurs méthodes pour développer son cerveau, mais le sport représente, à mes yeux, la voie royale pour développer sa ténacité, son esprit de combativité ainsi que bien d’autres qualités.

Trente ans plus tard, je suis encore une fière karatéka et, en tant qu’instructrice adjointe, je suis heureuse de pouvoir transmettre mon savoir à la prochaine génération, dont fait partie ma fille de 11 ans. Rien n’est plus satisfaisant que de voir un individu ‒ enfant, adolescent ou adulte ‒ se transformer grâce aux arts martiaux. Et croyez-moi, parfois, la transformation est spectaculaire ! Mais je crois qu’elle le serait tout autant avec la pratique d’un autre sport. J’ai de très beaux exemples autour de moi de personnes qui s’investissent, par exemple, dans le cyclisme, la natation, le tennis, le soccer, le basketball… Toutes ces disciplines, comme les arts martiaux, enseignent le dépassement de soi, la discipline, la persévérance, le respect.

Sensei Jonathan Ouellet (rangée arrière, troisième à partir de la gauche), entouré de quelques-uns de ses instructeurs et élèves de ceintures avancées. 


C’est la raison pour laquelle je crois autant aux programmes sports-études. S’il est primordial d’enseigner à nos enfants à bien écrire et à compter, il est tout aussi important de leur apprendre à mettre les efforts nécessaires pour obtenir les résultats escomptés. Aussi importante que les connaissances, il y a l’attitude. Il existe assurément plusieurs méthodes pour développer son cerveau, mais le sport représente, à mes yeux, la voie royale pour développer sa ténacité, son esprit de combativité ainsi que bien d’autres qualités. Honnêtement, je connais bien peu de sportifs, amateurs ou de calibre, qui ne sont pas aussi performants à l’école ou au travail. Ce sont en général des êtres qui négocient bien avec la pression et qui perdent rarement pied devant les revers et les obstacles. Si ce ne sont pas de belles compétences transversales, ça... ! Et la beauté de la chose, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour s’investir dans une discipline qui nous enseignera aussi un art de vivre.

Je souhaite donc à chacun d’entre vous de trouver ce sport qui vous amènera à relever avec succès le défi de la vie. Je vous invite également à lire notre reportage sur la course à pied, où deux passionnés d’ultramarathons racontent leur passion pour ce sport qui repousse toutes les limites mentales et physiques. Une belle source d’inspiration !

Bon été et on se retrouve en septembre !

 

 

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