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Le droit de renaître

5 décembre 2014 - Par Marie-Josée Turcotte

Lorsque j’étais enfant, je rêvais de partir à l’aventure au loin, comme l’héroïne de mes dessins animés préférés, Candy. Le soir venu, je regardais se profiler au loin la silhouette de la tour de l’Université de Montréal et celle, mystique, de l’oratoire Saint-Joseph, que je pouvais apercevoir de chez moi, à Laval, et je me disais que la vie était là-bas. Pourtant, j’étais loin de mener une vie malheureuse. J’avais la chance d’avoir de bons parents, toujours présents. Je ne manquais d’absolument rien, et surtout pas d’amour. Je rêvais simplement de troquer ma douillette (mais ennuyeuse) vie à la campagne pour l’immense et exaltante ville, son béton et ses néons. Allez comprendre pourquoi !

Lorsque je me rappelle cette période de ma vie, je ne peux m’empêcher de penser aux enfants qui n’ont jamais connu ce doux et long fleuve tranquille. Pour plusieurs d’entre eux, partir au loin est une nécessité, ni plus ni moins. Et en même temps qu’ils aspirent à quitter un univers qui leur fait mal et les détruit, ils sont souvent terrorisés par cette idée de « l’ailleurs ». Pour eux, ce déracinement, si essentiel à leur survie, n’a rien d’une aventure excitante au pays de l’inconnu.

À l’approche de Noël, mes pensées sont encore davantage tournées vers ces enfants fragilisés. J’observe mes propres enfants qui, tout comme moi à l’époque, ne manquent d’absolument rien, mais désirent toujours plus. Tandis qu’ils aspirent à recevoir la dernière « bébelle » en vogue, d’autres demandent au père Noël une toute petite chance d’être aimés, pour une fois, sans condition, et de vivre sans la peur au ventre.

Il me réconforte toutefois de penser que quelques enfants « chanceux dans leur malheur » auront bientôt droit au plus beau cadeau qui soit : un foyer taillé sur mesure pour soigner leurs blessures souvent invisibles à l’œil, un havre de paix qui les aidera à se reconstruire et qui transformera « l’ailleurs » en « chez-soi ». Et avec un peu de chance, cet endroit sera prêt pour Noël. Ce foyer a un nom : le Phare du Blanchon. Et c’est grâce au don de l’amour qu’il ouvrira ses portes sous peu, permettant à nouveau à l’espoir d’y pénétrer. 

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur ce projet fabuleux, je vous invite à visiter le site de la Fondation Le Petit Blanchon, un organisme qui n’existe que depuis trois ans et demi, mais qui, déjà, accomplit des miracles pour sauver des enfances saccagées.

Je vous invite également à prendre connaissance des résultats de l’activité-bénéfice que j’ai organisée, en compagnie de Pierre Paul-Hus, au profit du Phare du Blanchon. Grâce à l’implication et à la générosité des gens de Québec, ces enfants auront enfin le droit de renaître et de déployer leurs ailes.

Sur ce, je vous souhaite de très joyeuses Fêtes et je vous invite à poser votre cœur sous le sapin ! Au fond, c’est le seul cadeau qui fait vraiment une différence.

 

 

 

 

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