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Le club des cinq

4 mars 2014 - Par Marie-Josée Turcotte

J’ai lu dernièrement quelque part (malheureusement, la source m’échappe) que nous sommes la moyenne des cinq personnes dont nous sommes les plus proches. Autrement dit, nous sommes influencés, de manière positive ou négative, par ceux et celles qui gravitent le plus près de nous et nous finissons par leur ressembler en partie.

Cette « équation » n’a rien de très étonnant en soi. Qui d’entre nous n’a pas déjà été influencé par l’enthousiasme contagieux, ou encore, intoxiqué par le négativisme pernicieux d’une personne faisant partie de notre « club des cinq » ? S’il ne s’agit pas d’une grande révélation, cette affirmation m’a néanmoins amenée à réfléchir sur les gens importants qui ont jalonné ma vie à partir de la petite enfance. J’en suis arrivée au constat que j’ai eu de la chance. Vraiment beaucoup de chance, car la somme des cinq personnes d’influence, à divers moments de ma vie, s’est presque toujours avérée positive. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Il ne tient qu’à nous d’effectuer une judicieuse sélection de ceux et celles qui feront partie de notre « club sélect des cinq ».

Imaginez un petit enfant qui vit dans une famille où les mauvais traitementset la négligence font partie du quotidien. Imaginez une adolescente qui vit dans une bonne famille, mais qui fréquente un garçon ayant vécu de la violence dans la sienne. Les exemples d’enfance et de jeunesse « maganées » sont innombrables et expliquent bien souvent pourquoi, à l’âge adulte, nous nous retrouvons à côtoyer des proches qui entretiennent une vision obscure de la vie et qui finissent par nous faire broyer du noir également.

Mais puisque, justement, nous sommes devenus adultes, nous avons maintenant le pouvoir d’accepter ou de refuser de laisser entrer des gens dans notre vie. Il ne tient qu’à nous d’effectuer une judicieuse sélection de ceux et celles qui feront partie de notre « club sélect des cinq ». Et si nous ne pouvons éloigner certaines personnes de notre entourage immédiat, nous avons toujours le pouvoir de leur accorder ou non de l’attention.

Plus important encore, je crois que tous, autant que nous sommes, et même si nous avons vécu des épreuves, nous devrions nous efforcer d’être ou de devenir un bon membre du club des cinq des autres, que ce soit nos enfants, notre amoureux, nos amis, nos collègues de travail… C’est en étant nous-mêmes cet élément positif dans la vie de nos proches que nous contribuerons à améliorer le monde dans lequel nous vivons.

 

                            

 

 

 

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