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Jean-Michel Dubé : Le départ sans fausse note d’un prodige québécois

13 juillet 2017 - Par Marianne Bruneau

© Crila Laforest

Le 5 juillet dernier, le pianiste Jean-Michel Dubé remportait le Premier Prix au Tremplin Édition 2017 du Concours de musique du Canada - Canimex. Il y avait près de onze ans qu’un résident de la région de Québec n’avait pas remporté ce prix.

Magazine Prestige : Jean-Michel Dubé, félicitations ! Vous accumulez les prix depuis quelques années. Mais que vous amènent ces victoires et récompenses ?

L’accès aux concours internationaux et à certains orchestres. Certaines personnes m’ont approché, s’intéressent à ma liste de concertos... Tout cela est très agréable, mais je ne veux pas m’arrêter là !

Vous rejoignez, sur la liste des lauréats du Tremplin, des musiciens aussi talentueux que Louis Lortie et Marc-André Hamelin. Une satisfaction supplémentaire ?

Oui, mais je ne me compare pas à Marc-André Hamelin puisque j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir. Avec cet honneur, l’été commence très bien ! Le concours Tremplin est l’un des plus prestigieux au Canada.

Votre été, vous le poursuivez en Europe où vous vous trouvez actuellement. Pour le travail ou les vacances ?

Oui, je suis à Rome en ce moment. C’est le paradis ! Mais je suis ici pour travailler et perfectionner mon art avec un grand maître français, Philippe Cassard. J’en profiterai aussi pour participer à un concours. Le perfectionnement est nécessaire en musique classique. Faire des stages à l’international augmente notre crédibilité et ça se place bien dans un CV.

Un CV qui, malgré vos 25 ans, est déjà bien rempli. Pourriez-vous nous décrire votre parcours musical ?

J’avais quatre ans lorsque j’ai touché pour la première fois un piano. C’est ma mère qui m’y a initié. J’ai donné mon premier concert à l’âge de cinq ans et à sept ans, je suis entré au Conservatoire de musique de Québec. Mais ce n’est qu’à 18 ans que j’ai su que je voulais en faire mon métier. À partir de là, c’est devenu plus sérieux : le loisir s’est transformé en véritable sport. Pour arriver à entretenir 2h30 de répertoire dans un concours, une pratique quotidienne de six à sept heures est nécessaire. C’est olympique ! Et indispensable : nous n’avons pas le droit à l’erreur en compétition.

Comme les athlètes, vous avez un « coach » ?

Oui, ma professeure Suzanne Beaubien. J’ai un grand respect pour cette femme. Son parcours est inspirant. Si je suis rendu là aujourd’hui, c’est un peu grâce à elle. Même s’ils ne sont pas mes coachs, j’admire et j’apprends énormément des pianistes Krystian Zimerman et Martha Argerich.

Vous êtes en Europe pour cinq mois. Avez-vous des projets pour la suite ?

J’en ai tellement... Pour l’instant, je vise les compétions. Je veux en faire un maximum afin de me faire connaître. Ensuite, je partirai en tournée partout dans l’ouest du Québec et dans l’est du Canada pour présenter mon premier album, « L’œuvre complète pour piano solo d’André Mathieu ». À travers tout ça, je vais aussi m’initier au piano à quatre mains. Mon objectif ? Pouvoir un jour jouer avec ma compagne sur scène...

Pour en savoir davantage sur Jean-Michel Dubé :

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