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Je lève mon verre à l’engagement !

3 octobre 2016 - Par Marie-Josée Turcotte, éditrice

Comme vous le savez sans doute – depuis le temps que j’en parle ! –, je suis l’initiatrice et l’organisatrice du karaoké-bénéfice de la Fondation Le Petit Blanchon depuis maintenant cinq ans. D’année en année, j’ai donc le privilège de voir monter sur scène des gens d’affaires et des personnalités publiques de la région de Québec pour venir interpréter une chanson de leur choix, en soutien aux enfants qui ont connu un départ difficile dans la vie.

Disons-le d’entrée de jeu : la très grande majorité de ces courageux candidats ont un horaire très chargé. Ils sont président, propriétaire ou associé d’entreprise, professionnel, gestionnaire ou employé ayant de hautes responsabilités. Ils sont même parfois… maire de Québec ! Et enfin, à coup sûr, ils ont tous à cœur le bien-être des enfants. Au point où ils sont prêts à sortir de leur zone de confort pour appuyer la cause. Mais vous savez ce qui me fascine le plus à propos de ces généreuses personnes ? C’est leur engagement.

Ce mot n’est pas très populaire de nos jours. Il a perdu du terrain au profit du « ici et maintenant » et « on verra pour plus tard ». 

Ce mot n’est pas très populaire de nos jours. Il a perdu du terrain au profit du « ici et maintenant » et « on verra pour plus tard ». Or, s’engager, c’est être capable de dire oui maintenant, mais en prévision du futur, et ce, même en sachant que cet engagement exigera du temps et de l’énergie, et engendrera une bonne dose de stress dans ce cas-ci.

Avec la vie que la plupart d’entre eux mènent, comme s’il y avait plus de 24 heures dans une journée, il serait normal qu’ils mettent la pédale douce de temps à autre, mais non. Ils disent : « Okay, j’embarque dans l’aventure (car c’en est toute une, mine de rien !), je vais le faire » et ils le font, même s’ils sont débordés et accaparés de tout bord, tout côté. Cela donne lieu à des prestations remplies d’émotions, qui sont d’autant plus belles qu’elles sont imparfaites. Malgré les quelques fausses notes ici et là (mais si peu, étonnamment), les chanteurs d’un soir ont tous droit à une chaleureuse ovation. Ce que les applaudissements des spectateurs leur disent, en fin de compte, c’est : « Bravo pour votre courage, bravo pour votre implication, bravo pour votre engagement. » Car dire « oui, je vais le faire », à l’instar de « oui, je le veux », c’est presque devenu un geste héroïque de nos jours.

J’admire d’autant plus ces personnes que je n’ai pas ce courage de monter sur scène pour chanter… et je dis souvent à la blague que, pour la viabilité de cette activité, c’est beaucoup mieux ainsi. Mais la notion d’engagement, par contre, je l’ai. Quand j’ai accepté d’organiser cette activité-bénéfice, j’ai du même coup accepté d’y investir tout mon cœur et de sacrifier une partie de mon temps personnel afin de pouvoir accompagner mes candidats comme ils le méritaient et livrer le meilleur spectacle qui soit aux spectateurs-sympathisants. 

Je lève donc mon verre à tous ceux et celles qui osent s’engager, en philanthropie, en affaires, en amour... Vous pavez la route vers un monde meilleur.

Si vous êtes curieux de voir comment ces stars d’un soir se sont débrouillées sur scène, je vous invite à visiter youtube.com. Vous m’en redonnerez des nouvelles !

 

 

 

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