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Essai routier de la Volvo XC60

7 février 2014 - Par Frédéric Masse

Comme le bon vin

Je me souviens de mon premier essai de la Volvo XC60. Je n’étais pas convaincu, à l’époque, de sa qualité de construction, ni même séduit par sa finition. Pas qu’elle était mauvaise, loin de là, mais elle n’arrivait pas à tenir tête aux meilleures de la catégorie, comme la Audi Q5. La concurrence est si rude dans ce segment qu’un seul faux pas vous fait débouler plusieurs marches. Puis, Volvo a eu la bonne idée de me faire essayer son dernier modèle, la XC60 T6 Platinum AWD 2014…

Depuis, mon opinion a diamétralement changé grâce à plusieurs améliorations apportées au modèle, tant sur le plan esthétique que mécanique. En fait, il est rare qu’un rafraîchissement parvienne à me faire changer d’avis sur un véhicule, mais visiblement, la XC60 est comme le bon vin : elle s’améliore en vieillissant.

Sécurité et cie

La XC60 respecte les principes fondamentaux de la marque suédoise. Elle est bourrée d’équipements technologiques qui rehaussent la sécurité active et passive, ce qui fait en sorte qu’aucun autre véhicule dans cette catégorie ne peut prétendre en offrir autant. Elle a même remporté la cote cinq étoiles aux examens de collision de la NHTSA , la bible américaine en matière de sécurité.

Bref, sachez que la Volvo XC60 est fidèle à la tradition Volvo. Elle n’est donc pas nécessairement la plus amusante à conduire, ni la plus « moelleuse », mais elle représente l’entre-deux parfait. C’est surtout son confort global et sa solidité générale qui impressionnent, que l’on soit au volant d’une XC60, 70 ou 90. Dès que l’on referme la portière, on se sent dans un environnement bien à part, unique aux Suédois et aucunement plagié sur les Japonais ou les Allemands.

Il faut ici préciser qu’en matière de finition intérieure, la XC60 est impeccable. Qui plus est, les boutons de commande sont simples ; j’ai adoré cette facilité d’opération. Elle ne s’avère pas aussi « techno » que ses principales concurrentes (à l’exception des réglages qui permettent de changer l’aspect du tableau de bord), mais j’ai justement apprécié ce point. La meilleure manière de prévenir les accidents demeure encore de garder les yeux sur la route, et non de chercher un bouton de commande… J’ai également beaucoup apprécié ’espace et le confort des sièges avant, parfaits pour ma physionomie. En fait de pointage, leur support se retrouve dans le premier tiers de la catégorie. Le confort enveloppant de la banquette arrière prouve également que Volvo est passé maître en la matière. Enfin, en ce qui a trait à la capacité cargo de la XC60, elle est plus spacieuse et flexible que la majorité de ses concurrentes.

Entre deux eaux

La Volvo XC60 partage la même plateforme que la S80, la berline amirale de Volvo. Elle arbore donc cette même solidité d’ensemble. En conduite normale, la XC60 dispose d’une direction juste assez sensible et s’avère parfaite dans les endroits restreints et en milieu urbain. La suspension est ferme sans être sèche. Elle permet donc de s’amuser un peu. Les pneus de 18 pouces conviendront d’ailleurs à la plupart des conducteurs, alors que les plus « extrêmes » se tourneront vers les pneus de 20 pouces de la version R, s’ils acceptent toutefois de vivre avec une machine plus « sèche ».

Ma version d’essai était munie d’un V6 turbo de trois litres de 325 chevaux et d’un couple de 354 livres-pieds qui, avec les réglages Polestar, permettaient de hausser la puissance de 25 chevaux et le couple de 29 lb-pi. Sachez qu’un modèle de base à traction avec moteur six cylindres de 3,2 litres est également offert et qu’il répondra à la majorité des besoins. Le modèle d’essai était quant à lui équipé de la traction intégrale Haldex, toujours aussi efficace, et d’une excellente transmission automatique à six rapports.

Pour les amateurs de performances, la variante T6 dispose maintenant de palettes de sélection au volant. En mode sport, une nouvelle cartographie de la transmission augmente la vitesse des passages des rapports et retranche 0,4 seconde au 0-100 km/h. Ce passage s’exécute donc en 6,9 secondes plutôt que 7,3 en mode « normal ». Dernier point : le freinage est impeccable.

En conclusion, la XC60 n’est pas la plus récente sur le marché, mais à l’instar de la Audi Q5, soit l’une des références dans la catégorie, elle a bien vieilli. La coquille de même que la mécanique datent en grande partie de 2008, mais Volvo est parvenu à faire des miracles en améliorant diamétralement tout ce qui faisait défaut. La XC70, la S60 et la XC60 tiennent encore le coup chez Volvo, qui manque cruellement de nouveaux modèles. La V60 arrive afin de prêter main-forte, mais ne vous en faites pas, le constructeur devrait normalement se rattraper et frapper plus fort dans les prochaines années, du moins si l’on en croit la compagnie, qui s’évertue à nous le montrer.

PRIX DE BASE (Volvo XC60 3.2 FWD) : 39 950 $
Prix du modèle essayé (Volvo XC60 T6 AWD Platinum) : 56 350 $
Moteur : six cylindres turbo de trois litres de 325 chevaux à
5 600 tr/min et 354 livres-pieds à 2 100 tr/min
Transmission : automatique à six rapports
Concurrentes : Acura RDX, Audi Q5, BMW X3, Cadillac SRX, Infiniti QX50, Land Rover LR2, Land Rover, Range Rover Evoque, Mercedes GLK

 

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