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Essai routier de la Mercedes Classe E 350 4Matic

10 avril 2014 - Par Frédéric Masse

Le pouvoir du charisme

La E est capitale pour Mercedes. À l’instar de sa S, la berline intermédiaire de luxe sert de faire-valoir et permet de donner une aura tout entière à la marque. Il serait d’ailleurs difficile de trouver quelques failles que ce soit à cette grande berline tellement elle est à point.

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Il fait froid à l’extérieur. Un vrai temps de canard. Il pleut des cordes, il y a de la boue partout. La température est maussade et déprimante. Qu’à cela ne tienne, cette semaine, j’essaie la Mercedes Classe E 350 4Matic, elle qui s’est vue passablement modifiée dans sa refonte 2014.

Nouvelle calandre nettement plus sportive, nouveaux phares, travail de carrosserie… Tout dans la voiture est plus moderne, plus sportif, et, à mon humble avis, plus joli. La E était déjà aristocrate ; sa refonte devient carrément bourgeoise, dans le bon sens du terme. Toute de noire vêtue, elle m’attendait là, dans l’allée. Désolée, chère Mercedes, mais malgré tes origines nobles, tu iras, toi aussi, jouer dans la « bouette ». Plan pour le week-end ? Le mariage du fraternel, une voiture de service et un essai dans les chemins boueux (qui ne devaient pas l’être à ce temps de l’année) mais fort jolis des Cantons-de-l’Est… profonds.

Dès que j’ouvre la portière, la E m’avertit tout de suite : « Monsieur Masse, tu n’entreras pas ici comme dans un moulin. Admire la couleur de mes tapis, touche à mes cuirs soyeux, sens ma bonne odeur… » Comme dans un bon spa, aussitôt entré dans l’habitacle, on se sent enveloppé. Au moment où l’on ferme la portière, on ressent sa solidité, sa force. La E a ce petit quelque chose de spécial, de bien planté, depuis longtemps.

Dans l’habitacle, c’est aussi le luxe cartésien qui nous attend : sièges ultraconfortables, qualité d’insonorisation située dans le premier tiers de la catégorie (si ce n’est pas LA meilleure), matériaux bien choisis, design mathématique. On a assurément affaire à une Mercedes dans le sens le plus pur de la marque. Oui, on a voulu rajeunir la recette d’ensemble, mais la E demeure une grande dame classique, même habillée en tenue plus mode.

À l’arrière, les places sont très confortables (parole du fraternel et de la mariée !) et on a amplement de places pour les jambes. Comme voiture de service, elle est parfaite. J’ai aussi adoré, encore et toujours, le design des contrôles, pour la plupart simples et intuitifs.

La « passe-partout »

Sur la route, la E ne se distingue pas de la concurrence, mais elle exécute tout parfaitement bien. Comme la plus précise des montres, elle fait exactement le travail demandé. « nous souhaitez entendre mon moteur V6 de 3,5 litres de 302 chevaux capable de générer de bonnes accélérations ? Voilà. Vous souhaitez une transmission sept rapports douce, qui sera capable de répondre si vous la sollicitez plus fortement ? Je vous l’offre encore. Vous voulez une direction précise, sans être nerveuse ? Un freinage efficace, mais jamais brusque ? Des technologies à ne plus savoir quoi en faire ? Voilà tout ça, sur un plateau d’argent. » Idem pour la suspension, juste assez docile, juste assez agressive, pour vous permettre de sentir la route, tout en ne vous malmenant jamais. Je crois d’ailleurs qu’il s’agit là le l’une de ses plus grandes forces. Elle plaira à celui qui aime conduire, mais qui n’est pas prêt à sacrifier le confort au quotidien. Travail accompli.

La E est offerte dans un nombre impressionnant de versions : berline, familiale, coupé, cabriolet et même en version vitaminée AMG, en plus d’offrir une panoplie de moteurs, du diesel de 195 chevaux au dément V8 bi-turbo de 577 chevaux.

En conclusion, la E est une voiture qui brille dans son ensemble en proposant la juste dose de sportivité, de douceur de roulement, d’insonorisation et de charisme. Je l’adore sous toutes ses coutures. Néanmoins, la concurrence est extrêmement féroce dans cette catégorie. Audi s’y trouve avec sa solide A6, BMW avec son inspirante Série 5, Infiniti avec sa tonifiante M, Jaguar avec son aristocrate XF et Lexus avec sa très surprenante GS. Elles sont, à mes yeux, nez à nez. Alors, pour quelle marque vous passionnez-vous ?

Prix de base (Mercedes E250 BlueTEC 4Matic)  : 57 800 $
Prix du modèle essayé (E 350 4Matic)  : 73 200 $
Moteur : 6 cyl. 3,5 litres de 302 chevaux à 6500 tr/min et 274 lb-pi, entre 3 500 et 5 250 tr/min
Transmission  : automatique à sept rapports
Concurrentes  : Acura RLX, Audi A6, BMW Série 5, Infiniti Q, Jaguar XF, Lexus GS, Volvo S80

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