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Entre ailleurs et ici

7 juillet 2014 - Par Pierre Paul-Hus

Depuis maintenant quatre ans, ma petite famille et moi prenons nos vacances hors Québec, pour ne pas dire dans le sud. Là-bas, nous sommes assurés, presque à 100 %, de la chaleur et du beau temps, ce qui est loin d’être le cas chez nous. En réalité, le soleil du sud est parfois si cuisant que tout ce qu’il convient de faire, c’est de rester à l’intérieur, à l’air conditionné, ou de plonger dans la piscine ou la mer et d’y rester, même si l’eau est à peine rafraîchissante dans ces conditions climatiques extrêmes. C’est la raison pour laquelle la plupart des Québécois évitent le sud pendant ce qu’il convient d’appeler là-bas la « basse saison ».

Bien qu’à mes yeux, le sud soit un véritable paradis sous les palmiers 12 mois par année, chaque été, je ressens de l’ambivalence lorsque vient le moment de boucler la valise et de prendre l’avion pour des vacances bien méritées. Mon cœur oscille entre mon besoin presque vital d’emmagasiner du soleil et cette désagréable sensation de louper la courte saison estivale que nous connaissions ici, à Québec et au Québec en général.

Qui plus est, notre belle capitale nationale, qui connaît sa haute saison, a l’art de nous en mettre plein la vue et les oreilles durant les quelques semaines qui nous tiennent lieu d’été, si bien que nous avons irrévocablement l’impression de passer à côté de quelque chose si nous n’y sommes pas. Le Festival d’été de Québec est le plus éloquent exemple que je puisse trouver, mais il en existe bien d’autres. Étant branché sur les réseaux sociaux presque en permanence, je peux bien sûr compter sur mes « amis » Facebook, dont plusieurs profitent à fond de ce que Québec leur offre, pour tourner le fer dans la plaie…

Mais entre vous et moi, rien ne « chatouille » davantage mon ambivalence que la météo de Québec quand je suis à l’extérieur. Si, par malheur, il fait beau ici pendant que je suis là-bas, je « bougonne ». S’il fait canicule, c’est encore pire. Je me mets à songer à ma terrasse désertée, aux fleurs qui éclosent sans personne pour les admirer, aux soupers entre amis qui n’auront pas lieu…

L’été est si vite passé à Québec que je me demande, chaque année, si je ne devrais pas plutôt rester chez moi pour les vacances et profiter à fond de « mon » coin de paradis. Puis la météo annonce une journée de pluie sur Québec… puis une autre… et une autre… Et je remercie le ciel d’avoir bouclé la valise et d’avoir pris l’avion pour le sud. Après tout, les vacances, c’est fait pour changer d’air, peu importe sous quelle latitude nous vivons.

Un bel été à tous ! On se retrouve en septembre !

 

 

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