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Croisière dans les Émirats arabes unis

3 mars 2015 - Par Lise Giguère
Les édifices aux formes étranges et originales sont présents autant à Abu Dhabi qu’à Dubaï.

Bousculant l’imaginaire avec leurs mégaprojets, Dubaï et Abu Dhabi ont rapidement attiré l’attention du monde entier. Soucieuses de répondre à toutes les demandes, quelques compagnies de croisière ont aussitôt ajouté Dubaï à leur itinéraire. D’autres, comme le MSC Orchestra, proposent sept jours de découvertes des Émirats et de leur voisin Oman.

Un monde en constante évolution

En jaillissant du sol, en 1958, l’or noir a fait surgir du désert des villes qui se réinventent et multiplient la démesure. C’est tout particulièrement vrai pour Dubaï et Abu Dhabi, où tout ce qui est construit doit pouvoir être précédé du superlatif (le plus original, le plus haut, le plus grand, le plus rapide, etc.). Ayant connu une baisse importante de fréquentation en 2008, comme partout dans le monde, les Émirats ont dû abandonner ou reporter de nombreux projets, mais le rêve est maintenant de retour et les grues sont à nouveau à l’œuvre.

Les montagnes russes du Ferrari World sont les plus rapides du monde (240 km/h).

Devant le Burj Khalifa (à ce jour, le plus haut édifice au monde), qui scintille comme s’il vibrait de plaisir à percer les nuages, je redécouvre Dubaï, que j’ai peine à reconnaître. Pourtant, seulement huit années ont passé depuis ma dernière visite. Et ce n’est pas terminé ! Les grues creusent déjà le futur canal qui devrait permettre de relier les principaux points de la ville, comme à Venise ! Va-t-on vraiment circuler en gondole dans le désert ?

Burj Khalifa, la plus haute tour au monde (150 étages).

Difficile de ne pas être médusée par les constructions pharaoniques faites avec goût et élégance en utilisant des matériaux nobles (bois, marbre, granit) et en ne lésinant jamais sur l’or que l’on trouve aussi bien sur les portes d’ascenseur, en lingot dans des machines distributrices ou saupoudré sur un cappuccino dans un bar.

Au matin du deuxième jour, le navire accoste à Abu Dhabi, la capitale et la ville la plus importante des Émirats ; elle aussi, elle multiplie les mégaprojets. Il y a l’île de Yas et son spectaculaire circuit de formule 1, le Ferrari World et ses montagnes russes (la plus rapide du monde, qui vous entraîne dans une aventure à 240 km/h), le nouveau terminal de l’aéroport qui pourra accueillir 20 millions de passagers par année, sans oublier l’île Saadiyat, qui accueillera bientôt le Musée Guggenheim, le musée du Louvre et le Musée National.

La mosquée Cheikh Zayed, la troisième plus grande mosquée au monde et la plus grande d'Arabie, est située à Abu Dhabi.

Pause nature

Après ces quelques jours dans la démesure, une journée en mer à contempler les eaux bleues du golfe Persique fait le plus grand bien. Cette pause offre l’occasion de faire connaissance avec certains des 2 550 passagers à bord et de profiter des installations (piscine, spa, restaurants, boutiques, casinos, bars, théâtres) disséminées sur les 16 ponts de ce navire, qui n’est certes plus tout jeune (construit en 2007), mais qui demeure très élégant.

Excursions dans les fjords arabes

Les cinq autres émirats se faisant plus discrets, soit parce qu’ils restent ancrés dans leurs traditions ou qu’ils se trouvent trop loin de la côte pour que les navires (et les touristes) puissent s’y rendre, le MSC Orchestra s’amarre ensuite au port commercial de Khor Fakkan, sur les côtes du golfe d’Oman, à environ 25 km au nord de Fujaïrah. Pour visiter les plages ou le musée aux trésors archéologiques de cet émirat, il faut obligatoirement prendre une excursion. 

Parmi les activités à ne pas manquer pour se familiariser avec le désert, les expéditions en 4 x 4 dans les dunes.

Oman se distingue

La prochaine escale se fait à Mascate, la capitale commerciale d’Oman qui, comme les Émirats, profite aussi de la manne pétrolifère. Le sultanat d’Oman compte 2,7 millions d’habitants, dont 50 % vivent dans cette ville blanche, entourée de montagnes sur trois côtés. Ici, le sultan interdit les gratte-ciel (huit étages maximum). L’architecture doit respecter le style traditionnel, mais tout respire le neuf et l’opulence, de la longue promenade en bord de mer au réseau routier.  

Le lendemain, à Khasab, les excursions sont obligatoires, à moins de vouloir observer l’intense activité déployée dans le port autour de petits bateaux arrivés aux aurores. À la brunante, chargés à ras bord de gros ballots, ces bateaux repartent en direction du détroit d’Ormuz, zigzaguant entre les immenses cargos. Même si dans les guides, on prévient qu’il s’agit de trafiquants (contrebandiers), personne sur place ne semble s’inquiéter de leur manège.

Le temps passe vite en croisière…

Entre la vie à bord et les visites quotidiennes aux escales, le temps passe vite. Le MSC Orchestra est déjà de retour à Dubaï, où il passera la nuit ; cela permettra aux passagers qui n’avaient pas pris la précaution de prévoir quelques jours supplémentaires, de visiter la ville.

C’est que Dubaï a vraiment beaucoup à offrir. Paradis du shopping et des attractions en tout genre, elle n’en a pas moins un passé dans lequel il fait bon se plonger. Le circuit Frying Pan Adventures permet de visiter l’incroyable et grouillant marché aux poissons, de prendre un petit-déjeuner au bord de la crique avant de monter à bord d’un dhow, le bateau ancestral qui relie Deira et Bur Dubai, les deux quartiers de la vieille ville séparés par la crique, de visiter les marchés des épices, des tissus et de l’or, avant de terminer par un lunch dans le quartier résidentiel émirati.

Les couleurs éblouissantes du marché des tissus et du marché aux épices à Dubaï.

Une belle façon de constater que si les gratte-ciel de cette ville chatouillent vraiment la voûte céleste en empruntant des formes étranges et originales, si des parcs d’attractions défient l’imaginaire, si l’on fait surgir des îles des océans, des centres de ski intérieur ou des restaurants sous la mer, les Émiratis apprécient cette vie plus facile, sans chômage et sans impôt.

 

Circuit de la croisière à bord du MSC Orchestra
  • Point de départ et d’arrivée : Dubaï
  • Escales : Abu Dhabi, Mascate (capitale commerciale d’Oman) et deux ports commerciaux, Khor Fakkan et Khasab (ces deux derniers arrêts ont très peu de choses à offrir, si ce n’est des excursions dans le désert)

 

• Cette même croisière de sept jours sera proposée toutes les semaines, entre le 12 décembre 2015 et le 26 mars 2016, à bord du MSC Musica.
Coût : à partir de 765 $. Site Web : msccruisesusa.com
Qatar Airways propose trois vols par semaine à partir de Montréal vers Doha, d’où ont lieu des départs quotidiens (toutes les heures) vers Dubaï.
Site Web : qatarairways.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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