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Courir... pour le plaisir !

5 juillet 2016 - Par Gilles Levasseur

Vous êtes de ces milliers de coureurs qui sillonnent rues, routes et sentiers une fois la belle saison de retour ? Voyons comment vous pourriez mettre toutes les chances de votre côté pour pratiquer cette activité sans les souffrants inconvénients qui guettent ceux et celles qui omettent de prendre certaines précautions…

Les statistiques le démontrent : un coureur sur deux se blesse, et cette proportion grimpe à 80 % chez les sédentaires qui se mettent du jour au lendemain à courir à corps perdu une fois le beau temps revenu. Quatre parties du corps sont particulièrement touchées : la rotule, la face externe du genou, le talon d’Achille et le talon. L’un des spécialistes de La Clinique Du Coureur, le physiothérapeute Blaise Dubois, est formel : le manque d’adaptation en est la principale cause. « Beaucoup en font trop, trop rapidement. Il faut doser le changement que subit le corps. » Les autres causes sont la mauvaise technique de course et les chaussures inadéquates.

« Beaucoup en font trop, trop rapidement. Il faut doser le changement que subit le corps. » 

-Blaise Dubois, physiothérapeute à la clinique PCN et président de La Clinique Du Coureur.

Trois recommandations

Pour nous aider à prévenir ces blessures, M. Dubois formule trois recommandations.

  • Primo, augmenter la cadence des pas à environ trois par seconde, ce qui réduit les forces d’impact sur le squelette.
  • Secundo, courir en faisant le moins de « bruit » possible.
  • Et tertio, éviter d’attaquer trop fortement du talon, en touchant plutôt le sol du pied entier. Conseils d’autant plus justifiés que le coureur a un surplus de poids.

Et les chaussures ?

Beaucoup croient à tort que plus une chaussure de course à pied absorbe les chocs, mieux c’est. « Moins d’absorption et plus de sensations améliorent la technique de course et la rendent plus protectrice, assure Blaise Dubois. De sorte que parmi la variété de modèles offerts sur le marché, nous recommandons les chaussures plutôt minimalistes que leur contraire. Enfin, les chaussures appropriées ne sont pas forcément plus coûteuses ou d’une marque connue. Bref, notre site propose une foule d’informations sur les exercices de préparation et les chaussures, ainsi que des conseils sur l’art de courir en minimisant les risques de blessures. Le corps possède de phénoménales capacités d’adaptation. Mais encore faut-il lui en laisser le temps. »

La Clinique Du Coureur est un organisme de formation continue pour les professionnels de la santé qui est devenue une référence mondiale en prévention des blessures en course à pied. En plus d’enseigner son expertise sur les cinq continents, l’équipe s’est donné comme mission d’encourager l’activité physique en partageant ses bienfaits.
Le physiothérapeute Blaise Dubois lors d’une conférence et en train d’examiner un coureur.

 


Florent Bouguin

La « Réunion » famille, travail et course en sentier

Originaire de l’île de La Réunion, Florent Bouguin, de Québec, court depuis toujours pour tenir la forme. Or, à la mi-trentaine, il y est retourné avec sa famille et s’est donné comme rêve d’y vivre à 40 ans un voyage initiatique au cœur duquel figurerait un ultramarathon de 165 kilomètres, exigeante épreuve réalisée l’automne dernier. Pour relever ce défi, il a toutefois dû se préparer en conséquence et intégrer plus intensivement la course à pied à ses activités familiales — sa grande priorité — ainsi qu’à son quotidien professionnel de gestionnaire d’un département d’ingénierie. Sa dose d’entretien s’effectue en reliant à la course son domicile et son lieu de travail, alors que son entraînement plus spécifique, notamment en montagne, peut avoir lieu dans le cadre de sorties familiales en nature, par exemple dans la vallée de la Jacques-Cartier. Tout le monde y gagne !

« Ce qui me fait vibrer dans la vie, ce sont les valeurs humanistes d’échange, de communication et de partage qui sont mises de l’avant dans les ultramarathons. »

Pour Florent Bouguin, les ultramarathons sont à mille lieues de l’esprit compétitif et des podiums. « Cette passion m’a non seulement amené à rencontrer plein de gens partout dans le monde, mais m’a aussi poussé à mieux m’alimenter, m’entraîner et courir, explique-t-il. Cette nouvelle réalité m’amène à passer davantage de temps de qualité avec mes enfants, et même à être un meilleur gestionnaire dans mon travail. Parce que ce qui me fait vibrer dans la vie, ce sont les valeurs humanistes d’échange, de communication et de partage qui sont mises de l’avant dans les ultramarathons. Mon podium, c’est la réunion de mes trois vies en une seule et l’équilibre que j’y ai trouvé ; ma médaille d’or, c’est franchir chaque fois la ligne d’arrivée. Le reste est tellement futile. »

Père de deux enfants, Florent Bouguin a choisi la vie sans voiture — sauf exception — ainsi que les déplacements à pied et à vélo pour la famille. « Mon but ultime est de partager avec autrui, de donner au suivant et de démontrer que le dépassement de soi est à la portée de quiconque croit en ses rêves et ose relever ses défis afin d’instaurer une parcelle de changement dans ce monde. »


Sarah Bergeron-Larouche

Courir, c’est plonger dans le moment présent

« Quand je cours, j’entre dans une bulle qui fait que je suis dans le moment présent. Je sors du temps, pas besoin de musique ou quoi que ce soit d’autre que courir et faire corps avec ce qui m’entoure, dans la nature. Et ça m’aide aussi à évacuer toutes les sources de stress et de négativité. »

Étudiante en fin de parcours au doctorat en chiropratique à l’UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières), Sarah Bergeron-Larouche a toujours eu, elle aussi, la course dans le sang (route, piste et cross-country). Il y a quatre ans, elle a découvert un peu fortuitement la course en sentier. « En participant sans attentes au X-Trail Sutton, j’ai eu la belle surprise de me qualifier pour les Mondiaux ! Ce fut un coup de foudre, j’ai alors complètement modifié mon style, je me suis apprivoisée à la course en forêt, dans les sentiers, en montagne, et je n’ai jamais vraiment voulu retourner sur l’asphalte ! »

« Quand je cours, j’entre dans une bulle qui fait que je suis dans le moment présent. »

Dotée d’un CV sportif plutôt impressionnant — notamment sacrée championne du monde de course en raquette à l’hiver 2015 — pour une jeune coureuse amateur, Sarah a fait le tour de presque toutes les épreuves de course en sentier au Québec avec plusieurs premières places. Mais ses plus belles réalisations sont les Mondiaux en Europe, où les dénivelés sont à la hauteur de ses ambitions : la Pologne il y a trois ans, la Grande-Bretagne l’an dernier et la Slovénie en juin 2016. « Je ne vise pas spécialement les podiums étant donné que je ne suis pas une athlète à temps plein comme d’autres. Mon objectif est de performer au meilleur de mes attentes. Et surtout, de pratiquer un sport qui me comble ! »


 

 

 

 

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