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Clinique d’Endodontie de la Capitale : Quand crème solaire rime avec traumatisme dentaire

1er juin 2015 - Par Frédérick Masson

L’arrivée – enfin, diront certains – de la saison estivale est synonyme de petits plaisirs : repas cuisinés sur le barbecue, retour à la pratique de sports extérieurs, soirées autour du feu à gratter la guitare et week-ends entiers passés en famille, en camping ou à la plage. Mais pour les professionnels de la médecine dentaire, la saison de la crème solaire est aussi celle des traumatismes dentaires.

Les traumatismes dentaires, ou traumatismes dento-alvéolaires, émanent bien souvent d’un geste accidentel ou d’une maladresse. Mauvaise chute à vélo, coup de bâton à la bouche, face-à-face imprévu au soccer ; tant de situations qui se transforment en source de maux et d’inquiétude pour les personnes concernées, mais aussi pour leurs proches.

L’endodontiste Marie Gosselin en sait quelque chose. Propriétaire de la Clinique d’Endodontie de la Capitale, elle dirige depuis 2008 une équipe de passionnés qui s’affaire régulièrement, et particulièrement durant la belle saison, à réparer les petits et grands malheurs du destin. Car, contrairement à la croyance populaire, l’endodontie, qui figure au nombre des spécialités reconnues par l’Ordre des dentistes du Québec, ne se limite pas aux traitements endodontiques (de canal). À cette expertise se rattachent aussi les retraitements endodontiques, les apectomies et les traumatismes dento-alvéolaires.

Quelques statistiques
Entre 20 % et 25 % des enfants subiront un traumatisme dento-alvéolaire avant l’âge de 12 ans.
Les garçons sont deux fois plus touchés que les filles.
80 % des cas touchent les dents centrales supérieures. Suivent les latérales supérieures et les centrales inférieures.

 

DEUX CAS SPÉCIFIQUES

PREMIER CAS

En médecine dentaire, chaque situation est unique et apporte son lot de défis. La Dre Gosselin se remémore d’ailleurs un cas complexe, celui d’un jeune garçon âgé de seulement 8 ans, qui lui est recommandé par un dentiste généraliste littéralement désemparé par la gravité des dommages buccaux subis par son client à la suite d’un coup de bâton de baseball accidentel. L’incisive supérieure de droite est cassée en trois morceaux, le nerf est exposé, puis celle de gauche, est également cassée, à quelques millimètres seulement de la gencive.


AVANT

APRÈS


« À première vue, plusieurs auraient été tentés de conclure que l’extraction s’avérait inévitable. Toutefois, il faut toujours garder à l’esprit que le retrait d’une dent permanente a de lourdes conséquences chez un enfant en croissance. Une atrophie de l’os au site d’extraction survient, de sorte que lorsque le recours à un implant est envisagé à l’âge adulte, l’os atrophié ne présente pas une épaisseur suffisante. Sans compter que l’espace édenté doit être comblé sans nuire à la croissance de l’enfant », explique-t-elle.

Heureusement, les techniques et technologies modernes comme la tomographie assistée par ordinateur (radiographie 3D) ont permis d’évaluer le niveau exact de la fracture de la dent du jeune homme et de mesurer précisément la longueur de la racine restante. Cette dernière étant d’une bonne longueur, un coup de chance dans la situation présente, la Dre Gosselin décide de tenter le traitement endodontique de la dent. Pour y arriver, elle a eu recours à une nouvelle technique appelée revascularisation pour les dents immatures. Cette procédure permet d’éliminer la pulpe infectée et de stimuler les cellules souches dans la région apicale de la dent pour, en quelque sorte, « reformer un nerf dans la dent » et ainsi obtenir une dent avec des parois plus épaisses et un apex fermé ; une condition assurant un meilleur pronostic à long terme. Il s’en est suivi une visite chez l’orthodontiste qui a fait une traction sur la racine pour la faire descendre. Ainsi, la racine de la dent a été extrudée afin d’exposer une partie plus importante de celle-ci et favoriser sa restauration. Après quelques mois, la dent était suffisamment visible pour pouvoir y coller un composite (plombage blanc). Le dentiste du garçon a pu compléter le boulot. La dent présente aujourd’hui un pronostic favorable et le garçon devrait être en mesure de la conserver jusqu’à sa majorité, et bien plus longtemps. À condition qu’il évite dorénavant les bâtons de baseball…

« Un cas d’une telle complexité nécessite bien souvent la collaboration de plusieurs intervenants qui assurent au patient les meilleurs soins pour un pronostic optimal. Dans ce cas-ci, les participations d’un orthodontiste (Dr Sylvain Chamberland) et d’un parodontiste (Dr Hugues Pelletier) furent primordiales, sans compter l’apport du dentiste généraliste », conclut la Dre Gosselin.


DEUXIÈME CAS

Il en fut de même pour une autre patiente, une jeune fille de 7 ans dont une chute sur la glace entraîna la fracture de la racine de ses deux incisives antérieures supérieures. Elle est dirigée par son dentiste vers un chirurgien buccal et maxillo-facial qui rencontre très fréquemment ce genre de situation. Ce dernier stabilise les dents et recommande la patiente à la Dre Gosselin pour déterminer si le nerf est atteint. La fillette ne présente alors aucune douleur. Malgré les apparences, les tests endodontiques démontrent que la pulpe est bien en vie. La spécialiste conclut qu’aucun traitement n’est nécessaire et que seul un bon suivi est au programme afin de s’assurer que la situation se maintient. Une conclusion aux antipodes de celle anticipée au départ par le dentiste généraliste, qui voyait peu d’espoir pour ces dents.

« Trop souvent, des dents sont extraites alors qu’elles auraient pu être traitées et maintenues en bouche. Les dents traitées endodontiquement, lorsqu’elles sont bien restaurées, ont un aussi bon pronostic que les implants. L’implant dentaire est une excellente façon de remplacer les dents, mais il devrait être réservé aux situations où la ou les dents ne peuvent être traitées », rappelle la Dre Gosselin, qui entreprend la saison estivale avec un seul désir, celui de croiser les lecteurs de PRESTIGE sur la plage… plutôt que sur sa chaise d’endodontiste.


Que faire si une dent sort de son alvéole et tombe à la suite d’un coup en bouche ?

  • Il faut la réimplanter le plus rapidement possible. Donc, une visite chez le dentiste s’impose, idéalement dans l’heure suivant le trauma. Entre-temps, il faut maintenir la dent dans un milieu humide. La compagnie Save a Tooth propose une petite boîte qui contient tout ce qu’il faut pour sauver une dent : la solution saline idéale et un petit panier pour le transport. Le tout pour quelques dollars via Internet. La Dre Gosselin invite toutes les équipes sportives et les établissements d’enseignement à en avoir une dans leur trousse de premiers soins.
  • En l’absence de cet outil, la dent peut être placée dans du lait. 

Information
Clinique d’Endodontie de la Capitale – Lebourgneuf
1305, boul. Lebourgneuf, porte 306 | 418 614-ENDO
office@endodelacapitale.com | endodelacapitale.com
Clinique d’Endodontie de la Capitale – Sainte-Foy
2600, boul. Laurier, porte 875 (Tour de la Cité) | 418 653-6377
Info@rleclercendo.com | rleclercendo.com

 

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