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Claude Trudelle - De Neufchâtel à Munich

2 avril 2016 - Par Jean Chouzenoux

Délégué général du Québec à Munich depuis 2014, Claude Trudelle représente le gouvernement du Québec en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Or, même à 5 912 km de sa ville natale, l’homme reste « branché » sur l’actualité locale, au point de passer certaines nuits à écouter la radio de chez lui. « Le Québec fait partie de mon être », avoue celui qui a grandi dans le quartier Neufchâtel.

La famille Trudelle a connu sa première affectation à l’étranger en 1995, à Paris. Glamour ? Pas pour tout le monde… Pendant que « Monsieur » allait parcourir l’Afrique et l’Asie, son épouse Cendrine, active de nature, avait plutôt l’impression de vivre dans une cage dorée avec son bébé, et ce, même si elle était native de la Ville lumière. Force est de constater que cette période fut cependant propice à cimenter l’union du couple.

Munich - Photo : Goethe Institut


J’avais un rêve…

Claude Trudelle a obtenu sa maîtrise en relations internationales au tournant des années 1990. Mais à la fin de la vingtaine, il avait un rêve : celui d’apprendre une troisième langue qui constituerait un défi pour lui. Il a opté pour l’allemand. « Je suis venu vivre deux mois en Allemagne, chez un ami qui y faisait des études de théologie. À mon retour, j’ai continué d’apprendre la langue pendant une dizaine d’années. Avec le recul, je constate que cela a été le début de l’aventure. »

Au ministère des Relations internationales et de la Francophonie, Claude se vante de connaître la langue germanique et de vouloir retourner en Allemagne. Un vendredi de l’automne 2000, son patron lui demande si c’est sérieux, cette histoire : « Nous avons besoin d’un conseiller à Munich et apprécierions avoir ta réponse pour lundi. » « Avais-je le choix ? » demande-t-il à la blague.

En 2001, le couple, qui a maintenant deux enfants, débarque à Berlin « avec armes et bagages ». Claude parle déjà la langue, mais il faudra une année pour que la famille devienne fonctionnelle dans son nouvel environnement. L’expérience durera huit ans, à Berlin puis à Munich, avant que tous effectuent un retour au bercail de cinq ans.

En 2014, Claude Trudelle retourne à Munich en tant que délégué général du Québec. Le défi, quoique toujours emballant, met le couple devant des enjeux importants. Pour des raisons pratiques, Cendrine met fin aux activités de son entreprise spécialisée dans les arts de l’étiquette et du protocole. Tous deux réalisent à quel point ils sont choyés de vivre de telles aventures familiales et professionnelles.

Costume traditionnel bavarois - Photo : Cendrine Chenel


La vie sociale à Munich

Repartie pour un autre tour, la famille Trudelle trouve ses nouveaux repères. Cendrine effectue de la suppléance au Lycée français de Munich où sont scolarisés leurs enfants, et de premières amitiés viennent se tisser. Pendant ce temps, Claude coordonne les efforts de la douzaine de personnes qui officient à la Délégation générale dans le but de permettre, d’une part, aux acteurs québécois du monde économique, culturel ou scientifique d’exporter leur savoir-faire en Allemagne, en Autriche et en Suisse et, d’autre part, de faciliter l’implantation d’entreprises de ces mêmes pays en terre québécoise.

Le fait de loger dans une résidence de fonction où se déroulent diverses activités officielles n’est pas banal non plus. Il s’y tient des rencontres qui permettent de nouer des liens et favorisent le réseautage entre Québécois et Européens. Par exemple, Dany Laferrière, fraîchement élu à l’Académie française, est venu faire la lecture de l’un de ses livres à une cinquantaine de partenaires culturels allemands. Des ministres québécois en mission à Munich y rencontrent leurs homologues bavarois.

Continuer de garder le lien avec Québec

En plus de compter sur Internet pour rester « branché » sur la « patrie », les Trudelle retournent au moins une fois par année au Québec pour rendre visite à leurs proches. Les bons amis viennent également les visiter, découvrant du coup les charmes de la Bavière, dont Munich est la capitale. Bien sûr, le sentiment d’éloignement et la tristesse ressurgissent lorsqu’ils ratent un anniversaire important ou ne sont pas au chevet d’un parent ou d’un ami malade. En outre, leur fille a pour l’instant fait le choix de vivre au Québec, alors que leur fils est toujours avec eux à Munich. Mais les liens que la famille a conservés au fil de ses pérégrinations sont très significatifs et, à ce chapitre, la distance est relative. Qui plus est, le sang qui coule dans leurs veines restera toujours fleurdelisé ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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