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Bâtir pour mieux reconstruire

2 octobre 2017 - Par Marie-Josée Turcotte, éditrice

© David Cannon

Dans mon dernier éditorial, je vous parlais des rencontres. De celles qui peuvent changer le cours d’une vie ou, à tout le moins, provoquer des prises de conscience importantes. Eh bien, je peux vous confirmer que cela m’est personnellement arrivé.

Voilà un peu plus de six ans, ma route a croisé celle de cet individu, que je connaissais de réputation, sans plus. Au premier abord, je l’avoue, je l’ai trouvé assez intimidant. L’homme imposait par sa carrure et, de toute évidence, il menait ses affaires de main de maître et à sa manière. Or, après seulement quelques minutes de conversation, j’ai compris que j’avais devant moi un grand défenseur du bien-être des enfants et que sa générosité et son dévouement vis-à-vis cette cause n’avaient d’égal que son sens inné des affaires.

Cette cause, je la défends aujourd’hui à ses côtés, là où j’ai appris le vrai sens du mot philanthropie. Tout un chacun, nous pouvons donner à des causes qui nous tiennent à cœur. C’est un geste extrêmement important, qui contribue, ensemble, à changer des vies. Mais il n’y a qu’un pas à franchir pour que le geste de générosité se transforme en engagement social.

C’est en écoutant cet homme me raconter la détresse émotionnelle que vivent ces enfants que j’ai accepté de devenir ambassadrice, puis membre du conseil d’administration de la Fondation qu’il a créée en 2011, la Fondation Le Petit Blanchon. L’homme n’est pas seulement généreux et dévoué, il est aussi très persuasif et il prêche par l’exemple !

Depuis, tous les ans, j’organise une collecte de fonds par l’entremise d’un karaoké-bénéfice rassembleur qui sert, ultimement, à prendre soin de ces enfants « maganés » par la vie, abandonnés et abusés. Ces enfants, je ne les connais pas personnellement, mais je suis certaine d’une chose : je peux faire une différence dans leur vie si je refuse leur condition malheureuse.

Tout cela pour vous dire que si je n’avais pas rencontré cet homme, je n’aurais probablement pas saisi à quel point il est important de s’impliquer concrètement pour améliorer la vie des autres. Une vie centrée uniquement sur soi-même n’a pas la même profondeur et elle laisse peu de traces sur cette terre.

Le 18 octobre prochain, cet homme d’affaires, l’un de nos grands promoteurs immobiliers à Québec, sera honoré par AXE Lebourgneuf en tant que bâtisseur. En effet, le quartier Lebourgneuf ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans son apport considérable. Dernier-né des immeubles haut de gamme qui ont « poussé » sous sa gouverne, le Complexe Vision – en vedette ce mois-ci dans le magazine Prestige – serait certainement la plus belle consécration d’une fin de carrière bien remplie. Mais aux dernières nouvelles, l’infatigable personnage songe déjà à réaliser un autre projet. Non, pas un 24e immeuble commercial, mais bien une troisième maison pour accueillir les enfants qui n’ont pas eu la chance de vivre sous un toit où règne l’amour.

Homme d’affaires, philanthrope et même musicien à ses heures… je rends ici hommage à Guy Boutin, un grand bâtisseur immobilier, mais surtout, un grand reconstructeur d’enfances brisées…

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