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Bâtiments verts et durables - Quand l’habitat prend soin de la nature

30 mai 2016 - Par Brigitte Trudel

Marier construction et écologie, c’est non seulement possible, mais c’est de plus en plus populaire. Sans compter que bâtir en respectant la nature, c’est rentable !

Depuis une quinzaine d’années, le côté vert de l’habitation n’a cessé de croître dans le monde et poursuit son ascension en flèche. Désormais, on consent une valeur ajoutée significative aux habitations qui s’inscrivent dans cette mouvance. Fait intéressant : le Québec possède une grande expertise dans ce marché de pointe. 

Qu’est-ce que l’habitation verte ou écologique ?

L’habitation verte ou écologique est une pratique qui favorise la construction et la rénovation d’habitations saines, durables, qui consomment peu de ressources naturelles et d’énergie et qui se déploient en harmonie avec l’environnement.

Comment atteindre ces buts concrètement ?

« Plusieurs actions contribuent à l’atteinte de ces buts », explique Simon Faucher dont l’entreprise, Habitation Arbor, se spécialise dans ce type de bâtiments. « Le choix des matériaux est important, précise-t-il. L’utilisation du bois, par exemple, est judicieuse sur le plan environnemental. Le bois possède une longue durée de vie, sa fabrication génère moins de déchets à la source, il diminue l’empreinte de carbone en le stockant et on peut s’en procurer localement. Sur le plan bioclimatique, il peut aussi réfléchir de la chaleur ou la conserver. »

L’industrie du bâtiment vert et intelligent dans la grande région de Québec, c’est :
  • 295 entreprises
  • 6 500 emplois
  • 1,7 G$ de chiffre d’affaires
  • 156,4 M$ en salaires
  • 2,5 G$ de projets en cours ou annoncés
Source : quebecinternational.ca

En habitation verte, on mise beaucoup sur cette capacité que peut avoir un bâtiment de produire chaleur et ventilation sans consommer de ressources naturelles. On parle alors d’énergie passive, une voie privilégiée pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

« L’orientation des bâtiments en fonction de la topographie est un grand déterminant de leur performance énergétique, assure Simon Faucher. Elle contribue à optimiser les apports du soleil pour l’éclairage et la chaleur. L’utilisation du vent, combinée à des dispositifs d’ombrage, peut favoriser une meilleure climatisation, et des éléments ajoutés à la structure protègent des grands vents. Bref, ces détails influencent les capacités thermiques d’un bâtiment. » 

Vous avez dit LEED ?

La construction verte est souvent associée au label LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). La certification LEED, dont la référence québécoise est l’organisme Écohabitation, correspond à un système d’évaluation établi conformément avec la logique de l’écoresponsabilité et du développement durable. Sa mesure comprend des critères comme l’efficacité énergétique du bâtiment, les matériaux utilisés (à contenus recyclés, à émission faible de composés organiques volatils, de provenance locale), la gestion des eaux, la réutilisation des surplus, etc. Ces critères tiennent compte tant des enjeux environnementaux que de la santé des occupants.

L’obtention de la certification LEED nécessite plusieurs étapes au bout desquelles quatre niveaux peuvent être atteints, soit : certifié, argent, or et platine. La mesure peut s’appliquer à différents types de projets. C’est pourquoi il existe plusieurs variations de l’acronyme, dont LEED NC (nouvelle construction), LEED-BE (bâtiments existants), LEED H (habitations domiciliaires), LEED SC (structure et coque) et LEED IC (intérieurs commerciaux) et LEED NE (noyau et enveloppe).

Enfin, notons que la certification LEED ne peut s’appliquer à un entrepreneur en construction ou à un produit. Elle s’applique plutôt à un bâtiment ou à un professionnel accrédité (un architecte, par exemple).


Quelques exemples édifiants de bâtiments verts et durables à Québec et à Lévis :

Le Centre des congrès de Québec possède la certification environnementale LEED® Canada-CI (aménagement intérieur des espaces commerciaux), niveau or, pour la construction et l’aménagement de son nouveau secteur de 73 000 pieds carrés. Cette certification s’ajoute à celles déjà détenues par le Centre : LEED-EB (bâtiments existants), niveau argent, BOMA BESt (Building Environmental Standards), niveau 3, et AIPC Quality Standards, niveau or, de l’Association internationale des palais de congrès.


L’immeuble de la Cité Desjardins de la Coopération possède une certification LEED-NC de niveau or obtenue en se conformant à une cinquantaine de critères. Son mur végétal continu sur toute la hauteur de l'édifice ne manque d’ailleurs pas d’attirer l’attention et de susciter l’admiration.

Photos : Claude Côté, Mouvement Desjardins.


Située dans le quartier Saint-Sacrement, La Cité Verte a tracé la voie aux écoquartiers en sol québécois, agissant comme projet phare dans le domaine du bâtiment vert et intelligent.

Pour en savoir davantage sur le bâtiment durable au Québec, rendez-vous à voirvert.ca.

 

 

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