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Aston Martin ou le Saint-Graal automobile

8 septembre 2014 - Par Frédéric Masse

Jamais je n’aurai si peu dormi en une semaine (sauf peut-être à la naissance de mes enfants), éveillé à la seule idée de ce que j’allais voir. Toute une semaine passée en Angleterre, à visiter les installations de mes marques préférées : Aston Martin, Bentley, Jaguar, Land Rover. Des voitures que j’ai pu voir, sentir, toucher et essayer… Le rêve de tout amateur de voitures anglaises ! Bref, j’ai vécu le Saint-Graal, la croisade, le Compostelle de l’automobile. Et la visite des installations d’Aston Martin, ma marque préférée, a été la plus marquante d’entre toutes.

Boum, boum, boum… c’est le son de mon petit cœur

Au son de l’ouverture de la porte du véhicule qui nous amenait au paradis, toutes ces images me sont revenues en tête : les DB5 sur une affiche dans ma chambre, le fond d’écran de mon ordinateur mettant en vedette l’usine de Gaydon au début des années 2000, la première fois où je me suis assis dans une Aston Martin, où mon regard a croisé une Vanquish ou une DB7 « en chair et en os »… Tous ces moments qui ont fait de moi un maniaque d’automobiles et, plus particulièrement, de cette marque. Ce qui allait se passer après que j’eus franchi cette porte n’allait que renforcir mon amour profond pour ces machines composées de métal, de peaux d’animaux, de plastique, de caoutchouc… et de beaucoup de magie ! 

Sublime One-Seventy-Seven

Je fus accueilli par les très distingués MM. John Muirhead et Scott Fisher, respectivement directeur du marketing mondial et directeur des relations publiques de la marque Aston Martin, qui m’invitèrent à entrer dans l’antre presque sacré. Alignées devant moi se tenaient sobrement et fièrement toutes les Aston que je désire depuis si longtemps : Vanquish, DB9, Vantage… Y aurait-il aussi des One-Seventy-Seven, une voiture produite à 77 exemplaires à travers le monde et vendue pour 2,2 millions de dollars chacune (sachez que des One-Seventy-Seven ont déjà changé de mains pour la modique somme de plus de sept millions) ? Elles sont alignées en rang d’oignons ; j’en vois d’abord une, bleue. Puis une deuxième, noire celle-là. Puis une dernière, blanche, magnifique, grimpée sur un élévateur, spécialement montée pour la course pratiquée par son riche propriétaire. Les bancs rouges, faits sur mesure, doivent à eux seuls valoir des milliers et des milliers de dollars. Chacune des trois raretés a bien sûr trouvé un acquéreur depuis longtemps. « Jamais vous ne verrez autant de One-Seventy-Seven neuves dans un même endroit », rigole M. Fisher. Il a raison !

Artisan à l’œuvre dans l’usine d’Aston Martin Works

Ces beautés rares se trouvent dans le garage d’Aston Martin Works, à l’endroit même où elles sont construites depuis 1947. Interdiction de prendre des photos par respect pour les propriétaires, nous précisent les deux comparses. Une fois cette zone passée, le nirvana se poursuit : DB3, DB4, DB5, Lagonda, alouette... ! Il faut savoir que dans les installations d’Aston Martin Works, on modifie à grands frais des Aston neuves. On répare aussi des voitures, mais on retape et recrée carrément de toutes pièces des Aston Martin de collection, grâce aux moules et aux outils de l’époque, qu’on a conservés intégralement. Seul détail requis : un bout de châssis de la voiture avec son numéro de série original. Des artisans, dont plusieurs pratiquent ce métier depuis plus de 30 ans, refont l’intérieur et la mécanique sous nos yeux, afin de recréer une Aston Martin comme dans le temps. On peut aussi les voir sculpter le métal, le frapper, le plier… travaillant avec la précision du scalpel dans le but de recréer la bête ultime. Plus de 250 heures sont nécessaires, soit environ 18 mois d’attente, pour remettre à neuf une DB5, et il en coûte environ 600 000 $ de base… sans options.

Autour de moi, l’excitation est à son paroxysme. Les moteurs tournent dans les garages des installations qui, tout en étant modernes, semblent parfois dater d’une autre époque. Dans une pièce à part, on voit d’autres artisans choisir les cuirs, coudre, ajuster parfaitement des sièges et fabriquer des selleries intérieures afin de répondre aux besoins des clients, comme cette ancienne Aston à l’intérieur tout rose… Une insulte à la beauté de ces voitures, mais lorsque le client allonge les billets, on ne discute pas ses goûts.

Aston Martin DB2

À chaque nouvelle porte qui s’ouvre, le même manège recommence et mon cœur semble vouloir sortir de ma poitrine. Cette fois, nous entrons dans un petit musée d’Aston. Alignés devant moi se trouvent chacun des modèles les plus connus et les plus beaux de la mythique marque, comme la DB5 aperçue dans le dernier James Bond, Skyfall (la vraie de vraie, celle ayant été détruite dans le film n’étant qu’une réplique).

Cette visite n’a pas fini de me réserver des surprises. Pourtant, je n’en suis qu’à la première demi-journée et je n’ai vu qu’une seule marque. Pour la suite, rendez-vous le mois prochain…

 

*Mes sincères remerciements à Décarie Motors, unique vendeur de la marque Aston Martin au Québec, et concessionnaire à Montréal pour Bentley, Jaguar et Land Rover. Merci plus précisément à la directrice générale Cheryl Bias, qui a effectué le voyage avec moi, et à Leeja Murphy de l’agence Pink, qui a organisé ce périple pour nous, pauvres chroniqueurs automobiles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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