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Aston Martin, la charmante anglaise : Essai sur piste de course

5 octobre 2015 - Par Frédéric Masse

Ce jour-là, je suis arrivé à midi tapant, pas une seconde plus tard. Je me suis fait accueillir par l’équipe d’Aston Martin ; près d’une dizaine d’instructeurs chevronnés, avec leur accent british, allaient me faire vivre une expérience unique, soit rouler à fond, sur une piste de course, au volant de ma marque de voiture fétiche. Ils seront presque parvenus à me faire sentir comme James Bond ! Vraiment, mais vraiment, ma vie est pénible… 

VANTAGE

Les petites nerveuses

Des Vantage, en voulez-vous ? En voilà ! Pas moins de trois modèles différents n’attendaient que nous : la V8, la Roadster et la V12. Du plaisir : j’en ai eu avec chacune d’entre elles. La plus petite des Aston, celle qui sert d’entrée dans le merveilleux monde de Gaydon (ville où sont construites ces beautés), est aussi la plus vive de toutes les Aston de série, se voulant, en quelque sorte, une anti-Porsche 911. L’est-elle ? Pas vraiment. La Vantage offre une expérience de conduite différente. Moins dynamique qu’une Porsche, elle dégage une atmosphère nettement plus hautaine, moins cartésienne, tout en étant très sportive.

J’ai adoré la Vantage GT avec son V8 de 4,7 litres de 430 chevaux. En plus d’être offerte à un prix relativement abordable, à près de 110 000 $ pièce, elle se laisse conduire. Juste assez puissante, parfaitement équilibrée, la belle aime vraiment jouer, grâce à un bon couple. Elle se place comme un rien en virage. Elle aime aussi lorsqu’on lui permet de déraper et qu’on la pousse un peu fort. Équipée du même moteur que la Vanquish et que la Rapide, la V12 est la rebelle du groupe avec ses 565 chevaux. Elle pousse, elle tire, elle dérape et elle freine… fort. Bien que légèrement plus lourde sur l’avant, cette différence n’affectera pas 99,9 % des badauds, moi y compris. Du couple ? Elle en a à revendre. Des accélérations ? Que pensez-vous d’un 0-100 km/h en 3,9 secondes ? Même si elle prend de l’âge, la Vantage séduit donc encore, tant pour son intérieur que son extérieur.

 

RAPIDE S

Berline, vous avez dit berline ?

La Rapide S, c’est la surprenante du groupe. Je me doutais bien qu’avec un moteur V12 de 6 litres de 550 chevaux et le châssis VH partagé par la DB9, notamment, elle ne me laisserait pas indifférent. J’étais dans le champ gauche. La Rapide S, c’est la définition même de la berline de performance. Une BMW M5 ou une S63 AMG multipliée par 10. À l’intérieur, c’est le charme princier. Les matériaux dégagent la richesse d’une belle anglaise. Hormis l’immense accoudoir central (qui entrave les mouvements lorsqu’on la conduit sur une piste de course… chose que 99,9 % des acheteurs ne feront jamais), rien ne fait ombrage à son aura.

Au volant, la Rapide S renvoie à une sensation de voiture sport : suspension ferme, direction très précise et capacité ahurissante d’enfiler les virages à des vitesses folles, malgré son poids de 1990 kilos (une énormité). J’en suis même arrivé à me demander : « Pourquoi a-t-on construit une telle voiture ? » La réponse m’est venue toute seule : parce que les propriétaires de ce type de bagnoles ont souvent des garages plus grands que la plupart de nos maisons et possèdent assez de voitures pour les remplir. Une qui va vite. L’autre qui est confortable. Une troisième, utilitaire… et j’en passe. Il existe des Rapide pour la même raison qu’il existe des Porsche Panamera ou des Maserati Quattroporte. Parce que ça se vend, même à 218 600 $ l’exemplaire, et parce que j’en voudrais une, moi aussi. Je pourrais transporter ma blonde et mes enfants (il s’agit d’une configuration 2 + 2) dans l’une des plus belles, sinon LA plus belle berline du monde.

 

VANQUISH

La reine

La Vanquish, c’est la cerise sur le sundae. Que dis-je ! C’est le clou du spectacle. Jamais, dans ma vie, je n’ai autant désiré une voiture. Pouvoir la conduire sur une piste de course était donc pour moi un privilège. Il faut se comprendre : il s’agit d’abord et avant tout d’une voiture à vocation grand tourisme. En aucun cas, on ne pourra comparer ses performances à une Lamborghini Aventador ou à une Ferrari 599 ; elle n’est pas conçue pour ça. Pourtant, les accélérations 0-100 km/h réalisées en 3,7 secondes m’ont absolument comblé. À plus de 300 000 $ pièce (304 805 $, pour être précis), la Vanquish dispose évidemment de la plus puissante version des V12 de la charte, avec 568 chevaux.

Durant l’essai, je laissais ma fenêtre légèrement entrouverte ; le chant du V12 ressemblait à celui d’une sirène. Il m’envoûtait, me faisait planer. Plus j’accélérais, plus le charme opérait. Son agressivité n’est pas celle d’une italienne ; c’est plus distingué. Un peu comme une Bentley à qui on aurait laissé un peu plus de liberté et à qui on aurait supprimé du poids. Le volant, lui, est beau et agréable à prendre en main. Et le feedback  ? Il surprend. Je ne m’attendais pas à une voiture transmettant autant de sensations. Et Dieu qu’elle est belle ! En fait, j’aime tout de cette voiture. J’aime même son designer, Ian Callum. Marek Reichman a revu le design initial de Callum en 2013, qui est parvenu à donner une âme à cette belle anglaise. À bien y penser, je crois que M. Callum a à ce point réussi son travail que je garderais volontiers son chien et son poisson rouge.

Un immense merci à Décarie Motors (seul concessionnaire Aston Martin pour l’Est du Canada) et Leeja Murphy, de l’agence Pink, pour l’invitation à cette journée toute spéciale, qui se voulait le prolongement de mon voyage en Angleterre, l’an dernier, alors que nous avions visité les usines de Bentley, Jaguar, Land Rover et Aston Martin, tout en faisant l’essai de quelques bolides.

 

 

 

 

 

 

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