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Affaires et engagement social

7 avril 2015 - Par Pierre Paul-Hus

En participant cette année au concours des Fidéides de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, j'ai eu à préparer un dossier pour notre candidature dans la catégorie Affaires et engagement social. Le travail de recherche exigé m'a permis de réaliser à quel point PRESTIGE collaborait directement, mais aussi, indirectement au succès remporté par plusieurs organismes et fondations qui, au cours des 20 dernières années, se sont engagés à soutenir diverses causes sociales. En tout et partout, nous avons donné plus d’un million de dollars en visibilité médiatique, contribuant ainsi à mettre en valeur les efforts considérables des centaines de personnes qui, travaillant souvent dans l’ombre, viennent en aide à ceux et celles qui en ont besoin. Par leur engagement, elles améliorent la qualité de vie d’autrui. 

L'implication du monde des affaires est également indéniable dans le succès remporté par ces collectes de fonds, lesquelles connaissent, par ailleurs, une recrudescence depuis quelques années. J’oserais même avancer que cet engagement est de plus en plus indispensable et intrinsèquement lié au succès de ces campagnes.

Les acteurs économiques de Québec, ceux-là mêmes qui sont parfois perçus comme des capitalistes sans émotion, représentent en fait les piliers de notre société.

Les gouvernements ayant l’obligation de restreindre les dépenses publiques, l’argent doit provenir du secteur privé pour ainsi pallier le manque à gagner. À titre d’exemple, la Fondation du CHU de Québec est parvenue, grâce à son Bal des Grands romantiques, à récolter plus d’un demi-million de dollars auprès de grandes institutions financières et d’entreprises florissantes de Québec, et ce, seulement cette année. Grâce à leur générosité, plus de 300 projets liés à la santé ont pu être financés à ce jour pour le bien-être de la population en général.

Un autre exemple éloquent de l’appui indéfectible du monde des affaires dans la réalisation de projets collectifs d’envergure ne pouvant être financés entièrement que par les fonds publics est le pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec, l’objet de notre page couverture ce mois-ci. Tout a commencé par une vision, celle de John R. Porter. Homme persuasif et fédérateur, il a obtenu l’engagement du gouvernement du Québec, du gouvernement du Canada et de la Ville de Québec pour ce grand projet de 103,4 millions de dollars. Mais le montage financier demeurait conditionnel à une importante collecte de fonds auprès du secteur privé. C’est alors qu’un grand mécène, M. Pierre Lassonde, a posé un geste remarquable et inspirant en donnant 10 millions de dollars. Juste retour que ce nouveau pavillon porte son nom en reconnaissance, n’est-ce pas ? Entraînées par ce geste, de grandes institutions et des entreprises, même plus petites, se sont jointes au mouvement, si bien que l’objectif sera atteint, nul doute dans mon esprit.

Tout cela pour dire que les acteurs économiques de Québec, ceux-là mêmes qui sont parfois perçus comme des capitalistes sans émotion, représentent en fait les piliers de notre société. Le dépôt du dernier rapport Godbout sur la fiscalité québécoise nous révèle que 37 % des contribuables sont non imposables et ne paient aucun impôt sur le revenu. Plus du tiers de la population active ! À votre avis, qui sera en mesure de continuer de donner aux organismes et aux fondations ? Poser la question, c’est y répondre.

 

 

 

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