PUBLICITÉ

À une signature du bonheur... ou du malheur

5 octobre 2015 - Par Marie-Josée Turcotte

Ce mois-ci dans PRESTIGE, nous vous racontons le parcours de Pierre Daigle, un homme d’affaires de Québec qui fut jadis le propriétaire des succursales Lessard Bicycles. Contrairement aux autres parcours publiés, celui de M. Daigle ne raconte pas une ascension vers le succès. Il raconte plutôt le récit d’une vertigineuse descente en enfer…

Pourquoi raconter cette histoire, somme toute, un peu déprimante ? Tout simplement parce qu’elle porte à réfléchir. Surtout si vous êtes un homme ou une femme d’affaires. Avant ce jour fatidique où tout a basculé pour Pierre Daigle, rien ne semblait faire ombrage à son bonheur. Il vivait de sa passion, le vélo ; cette même passion qui l’a conduit aux confins de la mort.

Imaginez cette situation : victime d’un terrible accident, vous reprenez connaissance pour réaliser qu’entre-temps, vous avez tout perdu : votre maison et vos commerces. Pourquoi ?

Imaginez cette situation : victime d’un terrible accident, vous reprenez connaissance pour réaliser qu’entre-temps, vous avez tout perdu : votre maison et vos commerces. Pourquoi ? Parce qu’il manquait une toute petite signature en bas d’un document qui vous aurait protégé du pire scénario. Ce document, dans le cas de Pierre Daigle, était prêt depuis un petit moment. Mais voilà, la vie allait trop vite et l’homme d’affaires était si accaparé par ses entreprises et toutes les responsabilités qui venaient avec qu’il n’avait pas encore pris le temps d’aller signer ce bout de papier. Point d’assurance invalidité, point de salut. Comme un malheur arrive rarement seul, l’homme n’avait pas non plus signé son mandat d’inaptitude. Son épouse s’est donc retrouvée les pieds et les poings liés lorsque le destin a frappé un grand coup.

L’histoire de Pierre Daigle est triste et belle à la fois. Triste, car elle nous rappelle avec effroi que le malheur peut frapper de manière tout à fait inattendue et causer des dommages irréversibles, mais belle aussi, parce que la vie donne parfois une seconde chance, nous enseigne le sens véritable du mot « compassion » et nous incite à réévaluer nos priorités.

Aujourd’hui, le survivant donne des conférences pour rappeler aux gens d’affaires que, s’ils veulent éviter de se retrouver un jour dans sa situation, avec tout à rebâtir, ils doivent se protéger à tout prix. Nombreux sont ceux qui, tout comme lui, ont pris soin de leurs employés, s’assurant de les mettre à l’abri d’un revers de situation, mais se sont oubliés eux-mêmes, parce que la vie allait trop vite et parce que, avouons-le, il n’est jamais agréable de vivre en imaginant constamment une épée de Damoclès au-dessus de notre tête. Pourtant, la morale de l’histoire de Pierre Daigle est assez révélatrice : ce n’est qu’en prévoyant le pire que l’on s’assure de pouvoir profiter du meilleur…

Si vous ne l’avez pas encore fait, gens d’affaires, signez !

 

 

 

Autres articles dans cette édition

PUBLICITÉ

/ CETTE SEMAINE À QUÉBEC

Du 16 au 19 août 2018
Lundi 20 août 2018
Du 2 au 23 août 2018
Consultez tous les événements
PUBLICITÉ
X