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25e anniversaire de l’INO

6 mars 2014

Bien plus que de l’optique !

Depuis 25 ans, l’Institut national d’optique de Québec (INO) est reconnu comme le plus grand centre de recherche canadien dans le secteur de l’optique et de la photonique. Mais l’organisation se révèle être beaucoup plus, grâce à son équipe de chercheurs chevronnés qui innovent constamment pour le mieux-être de la Terre entière.

Malgré cette réputation, peu de gens de la région de Québec connaissent l’INO et ses réalisations extraordinaires depuis sa fondation. En 25 ans, il y en a eu de l’innovation à l’intérieur des murs de ce centre de recherche, qui profite de cette étape pour démystifier auprès du grand public les fruits de ses réalisations.

L’INO est au coeur du quotidien de bien des gens, grâce à des applications fascinantes qui se retrouvent dans le secteur de la sécurité, de la visibilité, de la flore aquatique, des analyses sanguines et même des caries dentaires.

Bilan positif pour l’INO en 25 ans
TRANSFERTS TECHNOLOGIQUES : 54
SOCIÉTÉS ESSAIMÉES : 29
SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES SUR MESURE : 5 000
NOMBRE DE BREVETS : 178
QUELQUES POURCENTAGES :
SCIENTIFIQUES DE HAUT NIVEAU : 80 % des 200 chercheurs
PROJETS RÉALISÉS SUR MESURE  : 90 %
CLIENTÈLE PME : 50 %

PRESTIGE a pu s’entretenir avec quelques scientifiques qui travaillent à cet institut canadien. C’est le cas de M. Paul Grenier, chercheur, qui dirige le projet de recherche Microalgues. « Nous élaborons des systèmes optiques qui distribuent la lumière naturelle (solaire) ou artificielle (DEL) sur les microalgues afin qu’elles croissent plus rapidement, pour en faire du biodiesel ou autres produits à haute valeur ajoutée », expose-t-il. Ce dernier a aussi conclu la recherche Canary ayant permis de commercialiser un système de détection précoce de carie en dentisterie. « Un faisceau laser est envoyé sur la dent, et l’analyse du signal optique généré révèle la présence d’une carie avant qu’elle soit visible aux rayons X ou à l’oeil nu », explique le chercheur.

Ce genre de projets de recherche satisfait grandement le président-directeur général de l’INO, M. Jean-Yves Roy, qui travaille à mieux faire connaître l’organisme à travers ses réalisations. Plus de 200 chercheurs, dont plus de 80 % sont des scientifiques de haut niveau, 54 transferts technologiques, 29 sociétés essaimées, 5 000 solutions technologiques sur mesure et 183 brevets… c’est tout un bilan pour une entreprise en 25 ans.

Avec ses bureaux de Montréal, Hamilton et Calgary, l’INO rayonne et désire continuer de se développer à l’échelle du pays. « Nous avons un modèle d’affaires qui demande une grande proximité avec le client. Nous souhaitons donc établir des laboratoires avec des ressources techniques en Ontario et dans l’ouest du pays pour assurer une implantation rapide des technologies mises au point pour nos clients », mentionne M. Roy en parlant des axes de croissance d’avenir.

Ce projet nécessite des investissements de 50 millions de dollars sur cinq ans et déploiera quatre laboratoires en Ontario et dans les provinces de l’Ouest, où se trouvent des occasions de croissance très prometteuses pour l’INO. M. Roy travaille actuellement et activement avec le gouvernement fédéral pour permettre le financement de ce projet qu’il souhaite voir se concrétiser le plus rapidement possible.

Paul Grenier, chercheur, qui dirige le projet de recherche Microalgues

Paul Grenier, chercheur, qui dirige le projet de recherche Microalgues.

L’INO s’éclate
Le grand public aura l’occasion de rencontrer de nombreux chercheurs de l’INO et de voir quelques-unes de ses étonnantes réalisations lors d’un grand rendez-vous à ne pas manquer, organisé en collaboration avec le Musée de la civilisation, les 22 et 23 mars prochains.

Des retombées au quotidien

D’ailleurs, les retombées des recherches de l’INO sont d’une grande importance pour les PME et les grandes entreprises canadiennes, mais également pour tous les consommateurs qui peuvent compter sur l’optique dans leurs activités quotidiennes.

L’ingénieur électronique Claude Chevalier fait partie des membres de l’INO depuis 10 ans et sa collègue, Linda Marchese, y travaille depuis sept ans. Tous deux ont mis au point un système de caméra Térahertz qui analyse des images encore plus loin que l’infrarouge. « Le visible possède un niveau de longueur d’onde, l’infrarouge suit et encore plus loin se trouve le térahertz. C’est une caméra qui peut être notamment utilisée dans le domaine de la sécurité, mais qui est sans danger comparativement au rayon X », dit M. Chevalier. Ce système d’imagerie a nécessité huit années de recherche, rajoute Mme Marchese.

Claude Chevalier et Linda Marchese ont mis au point un système de caméra Térahertz

Claude Chevalier et Linda Marchese ont mis au point un système de caméra Térahertz.

Ces deux chercheurs ont également participé au projet NIRST qui est actuellement en orbite dans l’espace. Il s’agit d’un système de caméra infrarouge qui mesure la température à la surface de la Terre. Conçue à Québec, pour le compte de l’Agence spatiale canadienne, cette technologie a été acquise par l’Agence spatiale de l’Argentine.

Quant au chercheur Christophe Rivière, il est très fier d’avoir participé avec son équipe au projet MicroFlow, premier cytomètre miniature dans la Station spatiale internationale, permettant d’analyser notamment la composition du sang. Cet appareil, manipulé par l’astronaute Chris Hadfield lors de sa dernière mission spatiale, utilise un laser pour compter des particules à partir de liquides, mais dans des conditions spatiales. « Nous avons réussi à percer une fibre optique pour lire des échantillons de sang et autres particules dans des liquides. C’est une technologique unique conçue par l’INO pour l’Agence spatiale canadienne et elle est brevetée », mentionne M. Rivière, qui a joint l’INO il y a quatre ans.

Christophe Rivière a participé au projet MicroFlow.

Christophe Rivière a participé au projet MicroFlow.

Pour sa part, M. Pierre Cottin a mis au point la technologie Visi+ au cours des dernières années. Élaboré en collaboration avec l’industrie minière, ce système conjugue un phare laser à une caméra pour améliorer la visibilité d’un conducteur pris dans le brouillard, la fumée ou la neige. « C’est un système qui est très précieux, notamment pour des sauvetages en milieu souterrain, comme dans les mines », souligne M. Cottin. Cet instrument pourrait cependant être aussi commercialisé pour d’autres services d’urgence (incendies, police, ambulances).

Pierre Cottin a mis au point la technologie Visi+.

Pierre Cottin a mis au point la technologie Visi+.

INFORMATION
Téléphone : 418 657-7006
Courriel : info@ino.ca
Site Web : ino.ca

 

 

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