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1991 : Ricardo et sa « Juliette »

26 juillet 2018 - Par Marie-Josée Turcotte

© facebook.com/pg/1991lefilm

Tous ceux et celles qui ont aimé les films 1981 et 1987 retrouveront avec bonheur les personnages inspirés de la vie de Ricardo Trogi dans 1991. Ce troisième volet, qui porte la signature originale de l’auteur-réalisateur, nous entraîne cette fois-ci en Italie, dans la magnifique région de l’Ombrie et sa capitale, Perugia. Prestige a rencontré celle qui joue le rôle de « l’amour de la vie » du jeune Trogi âgé de 21 ans, la pétillante comédienne Juliette Gosselin… née en 1991 !

L’amour avant l’ère technologique

« Juste le concept de partir à l’étranger pour retrouver une fille et d’avoir particulièrement de la difficulté à la retracer, ça ne pourrait plus arriver aujourd’hui », convient l’actrice, qui a vécu le passage de son adolescence à la vie adulte avec les téléphones intelligents et sous l’œil des médias sociaux. Mais en 1991, année de sa naissance (un beau hasard), la réalité était toute autre. « La quête de l’amour en l’absence de la technologie rendait les choses plus compliquées, mais cela a assurément rendu le film plus intéressant et beaucoup plus romantique ! »

Aurait-elle aimé vivre sa jeunesse durant ces années ? Après réflexion : « Je ne sais pas… Peut-être que cela m’aurait fait du bien de ne pas toujours avoir les yeux rivés sur mon écran », avoue-t-elle, un sourire en coin.

Danser en 1991

La narration humoristique de Trogi poursuit sa campagne de séduction dans 1991 et la nostalgie est au rendez-vous dans plusieurs scènes, appuyée par la musique qui joue un rôle important.

Pour parvenir à bien interpréter une jeune étudiante universitaire émancipée du début des années 1990, Juliette a effectué quelques recherches (non exhaustives), mais elle s’est surtout attardée sur le style de danse qui caractérisait cette époque.

« Dans le film, il y a une longue séquence de danse dans un bar. Comme j’ai pratiqué le hip-hop pendant longtemps, je craignais qu’on voie plutôt une fille des années 2000. J’ai donc beaucoup travaillé cette séquence. » Et celle-ci est très réussie. Sous l’air Move This (Shake that Body) des Technotronics, un classique indémodable qui tournait en boucle à la radio en 1991, l’actrice se déhanche avec naturel sur la piste devant un Ricardo qui n’est là, de toute évidence, que pour être en sa compagnie.

La scène est d’autant plus réaliste que, pour brosser un portrait fidèle de ces années, l’actrice a accepté de se faire permanenter les cheveux. « Toute la fougue de cette fille transparaissait dans sa crinière blonde. »

D’amour et d’amitié

1991, c’est une histoire d’amour en territoire étranger comme on les aime : remplie d’imprévus et d’événements cocasses. Mais le succès du film repose également sur l’amitié et la complicité qui unissent les deux partenaires de jeu : l’excellent Jean-Carl Boucher et la rafraîchissante Juliette Gosselin.

Cette dernière raconte avoir obtenu le rôle de Marie-Ève Bernard après une seule audition. « Ricardo m’a choisie parce que j’incarnais celle qu’il avait en tête, mais Jean-Carl a aussi participé à la décision, explique-t-elle. Nous sommes de bons amis dans la vie, nous nous connaissons depuis longtemps, car nous avons débuté dans le métier alors que nous étions enfants. Et comme nous devions tourner un mois ensemble en Italie, il fallait que la chimie soit là. » Autre mission accomplie.

Une jeune comédienne au parcours dense

Âgée de 27 ans, Juliette Gosselin possède déjà une feuille de route impressionnante en tant qu’actrice - Nouvelle-France, Familia, Histoire de famille, Martyrs, Embrasse-moi comme tu m’aimes, L’Académie, 19-2 (version anglophone), pour ne nommer que ces films et séries -, mais elle s’est aussi fait remarquer en tant que scénariste et réalisatrice. En 2016, elle a entre autres remporté le prix du meilleur court-métrage réalisé (et écrit) par une jeune réalisatrice avec Mes anges à tête noire au Horizon Award du Sundance Film Festival ; court-métrage qui s’est aussi distingué dans plusieurs festivals.

La jeune bachelière en cinéma, diplômée de l’UQAM, travaille présentement sur un projet de long-métrage en compagnie de sa complice et amie, Sarah-Maude Beauchesne. Le film, qui sera réalisé par Nicole Robert, la même productrice que 1981, 1987 et 1991, racontera l’amitié entre deux filles qui décident de mettre de côté leur vie sentimentale pour se concentrer strictement sur leur carrière dans le monde de la publicité. Mais elles réaliseront que cet univers laisse encore bien peu de place aux femmes. « Ce sera une quête d’émancipation à notre époque moderne », résume celle qui rêve de pouvoir concilier ses trois passions : le jeu, l’écriture et la réalisation.

Un jeune talent prometteur à suivre de près. Quant à 1991, c’est un "feel-good-movie" à voir absolument !

1991
Écrit et réalisé par Ricardo Trogi
Produit par Nicole Robert, GO Films
Distribué par les Films Séville
A l’affiche dès le 27 juillet 2018 à Québec

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