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18 événements qui ont marqué l’année 2013

28 décembre 2013 - Par Donald Charette

Coup d'oeil sur ce que nous a laissé l'année 2013, des petits aux grands moments, des situations drôles aux plus tragiques, en passant par les moments cocasses et parfois désespérants. Chacun trace son propre bilan de l’année 2013. Voici le mien.

 

1. La tragédie de l'année

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, un train fou sème la mort et la dévastation dans ce village, dont le nom, Lac-Mégantic, deviendra synonyme de tragédie. Un drame humain (47 morts), combiné à une catastrophe environnementale et financière.

 

2. La déception de l'année

Les Trashers et les Coyotes ne sont pas devenus les Nordiques, même si on leur construit un amphithéâtre. Gary Bettman y veille.

Les Coyotes... restent les Coyotes.

 

3. Le retour de l'année

Les duchesses du Carnaval reprennent du service après une éclipse de 18 ans. Serait-ce le sang neuf dont avait besoin le Carnaval pour retrouver sa popularité ? Nous le saurons en traçant le bilan de 2014…

 Lors du dévoilement, le 27 novembre dernier, à l’occasion du match des Remparts contre les Saguenéens de Chicoutimi : Joannie Hamel (Ste-Foy-Sillery-Cap-Rouge), Stéphanie Arsenault (Beauport), Dominique Jobin (Charlesbourg), Stéphanie Poulin (La Cité –Limoilou), Joannie Roy (La Haute-Saint-Charles), Roxanne Bourdon (Lévis), et Mélissa Dumont (Les Rivières). - Photo : Mercure Communication

 

4. Le sportif de l'année

David Veilleux complète son premier Tour de France et surprend tout le monde en annonçant que c'était son dernier.

David Veilleux - Photo : Source : Eurocar

 

5. Le départ de l'année

Patrick Roy « gradue » dans la LNH au Colorado. Dès son premier match, il démontre son caractère bouillant. S'il fallait que son équipe se rende loin en séries… !

 

6. Les nouveaux chefs de l'année

La marque libérale a pris du galon en 2013 avec l'élection de Justin Trudeau et Philippe Couillard. Justin est couronné le 14 avril, au terme d'une course qui n'en était pas une. La preuve : on a déjà oublié le nom de ses opposants. Quant à Philippe Couillard, il complète son retour en politique le 17 mars en devenant chef du Parti libéral du Québec (PLQ), au terme d'une campagne soporifique. Il défait Pierre Moreau et Raymond Bachand, l'ex-ministre des Finances, qui récolte moins de 20 % des votes.

Philippe Couillard

Justin Trudeau

 

7. La mauvaise gestion de crise de l'année

Le senategate. Inconcevable qu'un gouvernement, aussi contrôlant, ait laissé déraper cette affaire dans la moitié de l'année. Du coup, le leadership du premier ministre Stephen Harper est remis en question. Les sommes impliquées sont minimes par rapport aux enjeux à Ottawa, mais le dommage, lui, est profond et durable.

 

8. Le succès de l'année

La signature de l'entente de libre-échange entre le Canada et la communauté européenne. Les allocations de dépenses de Duffy, Wallin et Brazeau ont accaparé toute l'attention politique et terni cette réussite. Le premier ministre Harper devra se rabattre sur les livres d'histoire, qui lui en attribueront le mérite. Il sera en bonne compagnie avec Brian Mulroney et son traité de libre-échange avec les États-Unis.

 

9. La victoire la plus prévisible et la plus décisive de l’année

Régis Labeaume, qui recueille 74 % des votes, à peine 5 % de moins qu'en 2009, et 18 conseillers sur 21, à la fin d'une campagne musclée sur les conditions de travail des employés de la Ville.

 

10. La mauvaise nouvelle de l’année… pour le gouvernement québécois

La réélection de Labeaume (régimes de retraite) et l’élection de Denis Coderre à Montréal (charte des valeurs, pont Champlain, échangeur Turcot). Un tandem redoutable s'ils décident de faire équipe.

Denis Coderre et Régis Labeaume lors de leur première rencontre officielle à l'Hôtel de ville, le 2 décembre dernier, en tant que maire de Montréal et maire de Québec.  PhHOTO : Ville de Québec

Denis Coderre et Régis Labeaume lors de leur première rencontre officielle à l'Hôtel de ville, le 2 décembre dernier, en tant que maire de Montréal et maire de Québec.- Photo : Ville de Québec

 

11. Le mot de l'année

Ostentatoire. Je parie que plusieurs sont retournés à leur dictionnaire. Ce mot fait désormais partie du langage courant.

 

12. L'exagération verbale de l'année

David Lemelin, chef de Démocratie Québec, affirme, sans rire : « On vit dans une ville, un peu comme en Corée du Nord, où il faut se méfier du leader de la ville. » Il mériterait un billet vers Pyonyang afin de vérifier ses dires sur place.

 

13. La réplique amusante de l'année

Le même Lemelin, au cours du débat du 21 octobre, lance au maire qui s'attribue le bon climat qui règne à Québec : « C'est vrai, avant vous, il y avait des volcans et des dinosaures. »

 

14. L'idiot de l'année

Le maire Rob Ford. Après six mois de déni, il avoue, au début du mois de novembre, avoir fumé du crack, précisant, à titre d'excuse, que c'était durant une période où il était saoul mort (« drunken stupors  »). Où est passée Toronto la pure, Toronto la prude ?

 

15. Le dossier hot de l'année

La charte des valeurs québécoises… pardon, le projet de loi sur la « Charte affirmant les valeurs de la laïcité religieuse de l'État ainsi que l'égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d'accommodement ». Il faudra ajouter un nouveau chapitre dans les cours de sciences politiques : comment créer une crise de toutes pièces et en tirer profit.

 

16. Les gros mots de l'année

En septembre, la députée libérale Christine Saint-Pierre s'excuse, penaude, après avoir lancé un « Va ch... ! » à la première ministre Pauline Marois sur le parquet de l'Assemblée nationale. Pas fort de la part de l'ancienne correspondante politique de Radio-Canada et x-ministre de la Culture.

 

17. Le recul de l'année

Le déficit zéro. Avril 2013 : « Cependant, il n'est pas question, d'aucune façon, de remettre en cause le déficit zéro », affirme la première ministre dans sa circonscription e Charlevoix. Novembre 2013 : « Idéalement, ça serait de garder le cap sur le déficit zéro, mais on ne veut pas mettre à mal notre économie pour y arriver. »

 

18. Les citations de l'année

La commission Charbonneau regorge de citations, aussi croustillantes que démoralisantes pour le contribuable.

• « Un chum, c'est un chum », dixit Bernard Trépanier, alias « monsieur 3 % », le 25 mars dernier, pour expliquer ses relations avec le numéro deux de la Ville, Frank Zampino.

• « Je crois à ça, la réhabilitation », dixit Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ Construction, début novembre, pour expliquer pourquoi il a aidé le caïd Reynald Desjardins à faire des affaires avec la FTQ.

Jocely Dupuis devant la commission Charbonneau. Source : ceic.gouv.qc.ca

 

 

 

 

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